25.03.2008

The world who sold the men

    Il est un pays où les immenses montagnes concurrencent les nuages, il est un pays où la neige recouvre les sommets d’où émergent parfois quelques temples voués à la paix, il est un pays où le silence était autrefois gage de sagesse. Aujourd’hui, le silence est dans ce pays synonyme de répression. Voilà cinquante sept ans que ce pays vit sous l’occupation chinoise, sans que la communauté internationale ne lève le petit doigt. Aujourd’hui, ce peuple brimé s’est levé, et son désir de liberté a rencontré sur son chemin chars, armes, et violence, autant de réponses chinoises à la révolte tibétaine.

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Lhassa, Tibet, 10 mars 2008, anniversaire du soulèvement de 1959 contre le régime chinois. Bonzes et tibétains se regroupent dans la capitale du Tibet pour effectuer ce qu’il semblait être une marche pacifique contre l’occupation chinoise et qui a dégénéré _ avant ou après la répression policière ? nul n’est en mesure de le savoir _ en attaques violentes sur les commerces et les habitants non-tibétains de la ville. Cependant, les faits ayant été rapporté officiellement par l’empire chinois, il est nécessaire de les relativiser, le pays étant fermé aux journalistes, sur ordre du gouvernement chinois. De ce fait, les informations sont succinctes et invérifiables. Il semblerait cependant que la capitale tibétaine soit sous couvre-feu et que la répression policière et militaire soit toujours à l’ordre du jour, du fait de la résistance de quelques dissidents tibétains qui refusent de se rendre aux autorités chinoises. La ville est sous silence, coupée du monde.

Impossible également de savoir exactement quelles ont été les conséquences humaines de la violente répression chinoise. Pékin fait état de dix-neuf morts dont dix-huit civils innocents. Qu’en est-il du civil non-innocent ? En parallèle, le gouvernement tibétain en exil en Inde depuis 1959, avance le chiffre de cent trente morts confirmés, un chiffre bien loin du bilan officiel chinois. Bilan officiel chinois, qui, quant à lui, annonce « 241 policiers blessés, dont 23 grièvement, et 382 civils blessés, dont 58 grièvement, soit un total de 623 blessés, dont 81 grièvement ». Notons que les rapports mettent l’accent sur le bilan policier, probablement de façon à souligner la violence qu’ils imputent aux dissidents tibétains…

Bien entendu, la communauté internationale, ne pouvant fermer les yeux devant la gravité des faits,  exhorte le gouvernement chinois à stopper la répression au Tibet. Mais Pékin s’entête à « écraser fermement le complot antichinois », dont il a vraisemblablement peur qu’il s’étende. Le Quotidien du peuple, organe du gouvernement chinois, affirme que  «La Chine doit fermement réprimer la conspiration visant au sabotage et écraser les forces tibétaines d'indépendance», et justifie les actes de l’armée chinoise en précisant que le Dalaï Lama n’est qu’un « hypocrite, qui trompe le monde avec son discours non violent et ses propositions de dialogue ». A croire que c’est « lui qui a commencé ». D’ailleurs, le Dalaï Lama et sa « clique » seraient à l’origine du soulèvement tibétain de Lhassa, selon le représentant papier du gouvernement chinois. De son côté, le Dalaï Lama, indifférent aux attaques, continue de demander ardemment à Pékin d’accepter de discuter avec le gouvernement tibétain en exil. Mais la Chine ne semble pas disposée à se laisser déborder, ni par les résistants tibétains, ni par l’opinion internationale, et maintient la répression, en dépit des tensions et de la polémique qui enfle au sujet des prochains Jeux Olympiques.

Boycott de la cérémonie d’ouverture, boycott des jeux, sanctions morales de la part de la communauté internationale, aucun pays, aucun gouvernement ne semble capable de prendre des mesures officielles ; en outre  « L'Union [Européenne] semble en proie à de nettes divisions internes quant au degré de fermeté du message à adresser à Pékin. ».  La question se pose de savoir si la dignité humaine nous permet d’assister et de participer à des jeux qui se jouent sous l’auspice de la terreur et de la dictature, alors même que la Chine avait assuré qu’elle accorderait une importance primordiale aux droits de l’Homme en vue des Jeux Olympiques ? Car le monde semble oublier que la Chine communiste reste le plus grand état autoritaire du monde, que la liberté n’est encore qu’une notion et non une norme dans ce pays. Bien sûr, la Chine, la puissante Chine qui prétend régner sur l’économie mondiale, la puissante Chine dont l’incommensurable armée menace ceux qui s’opposent à elle, la puissante Chine fait peur, elle menace le petit train-train des occidentaux et leur société de consommation. La Chine terrorise. Voilà pourquoi seuls les intellectuels semblent les seuls à se révolter contre l’intolérable répression chinoise au Tibet. Néanmoins, nous oublions un peu trop facilement que les jeux olympiques de Moscou ont été boycottés dans les années 1970, alors que le monde était sous la menace permanente de la Guerre Froide.

Cette absence de réaction signifie-t-elle que les intérêts économiques passent avant la vie humaine ? Remettons-nous en question la valeur de la vie des Tibétains pour conserver le confort de notre petite vie d’occidentaux matérialistes ? Apparemment oui, le monde préfère taire ses protestations et vendre les tibétains au profit d’une consommation et d’une paix officielle assurées. La Russie, de même qu’une centaine d’autres pays, aurait même assuré le gouvernement chinois de son soutien quant à la politique à mener au Tibet. Des décisions formelles, officielles, qui assurent à la Chine la présence de différents pays aux Jeux, font face aux manifestations contre la répression au Tibet ; comme au Népal, où la protestation a été matée à coup de gaz lacrymogène et d’arrestations. En Chine, un chinois qui militait contre la répression au Tibet, avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan «Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques ». Cet homme a été condamné à cinq ans de prison par les autorités chinoises. Et au premier ministre chinois de déclarer : « Ces soi-disant accusations selon lesquelles la Chine arrête les dissidents avant les Jeux olympiques sont fausses ».

 

Fanny B.

29.01.2008

Polémique sur les “molosses”

Depuis le mois de septembre, une polémique sur les chiens dit “dangereux” fait éclat en france notamment dû au décès  d’une fillette de 18 mois qui a été défigurée par un American Saffordshire  et qui est morte des suite de ses blessures une semaine après,  c’était le 19 août dernier. On recense également le cas de Amandine 10 ans tuée par ses deux chiens: des dogues allemands mais aussi celui d’un homme de 62 ans gravement mordue par le chien de son fils un Rottweiler. Il existe de nombreux cas comme ceux ci en France depuis plusieurs années.

il est vrai que depuis septembre, la polémique s’est relancée.

Il y a eu la création de SOS victimes de chien, dont on donnera quelques exemples de témoignages de personnes ayant été victimes de ‘molosses” mais également de remarque  concernant certains souhaits vis à vis de ces chiens:

L’interdiction de posséder des chiens dit dangereux (catégorie 2) aux parents d’enfants mineurs, interdictions de posséder plusieurs chiens dans un foyer...

Sur un forum qui débat également sur ce sujet on gardera ce témoignage:

“ Pourquoi les chiens sont méchants :  Y a de ca 10 minutes :  Je sors mes chiens pour la promenade, j'entends un gars qui appel son chien. Je vois alors un Berger Allemand trotter, et une fillette et son papa qui court derrière lui. Le gars réussi à rattraper son chien - Rassurée qu'il ai pu récupérer son chien je continue ma promenade - et là j'entend des aboiements et des grognements.. Je vois le gars qui savate son chien, pas un petit coup de pied au cul...non à grands coups de pied des coups de laisse en maillon de fer, mélange de cris du maître, du chien qui gémit et grogne. Le chien l'a alors mordu au bras... et lui qui y allait de plus belle en le frappant.. Je n'aurais pas eu mes chiens avec moi j'aurais été voir ce mec! j'ai juste pu crier pour lui dire d'arrêter, je me suis faite insulter.. Sachant où il habite demain je compte bien faire un signalement à la SPA du comportement de son "maître. Et après on s'étonne de l'agressivité de certains chiens.... j'ai ai eu la preuve en direct live ce soir... 

“Il ne faut pas oublier qu'aucun chien n'est méchant mais ils sont tous dangereux...” de Stephanie   Farges-orthiz de SOS victimes de chiens.

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Serte, les chiens peuvent être dangereux, mais leur comportement agressif ne dépend pas que de leur instinct, il faut aussi prendre en compte la responsabilité du maître et surtout la manière dont le chien a été éduqué et si il a été maltraité. Ce n’est donc pas 100% la faute du chien mais aussi celle de son maître. Le chien agit aussi par peur, instinct de protection vis a vis de son environnement. “ Le chien ne né pas dangereux “.

Depuis cette succession d’accidents, la question sur l’euthanasie des chiens a causée de nombreux débat dans la société française. Et on peut voir aux informations pratiquement chaque jours d’une part: l’abandon de chiens suite à une déresponsabilisation des maîtres, d’une paranoïa vis à vis des chiens qualifiés de “molosses”. Mais aussi des personnes et surtout maîtres responsable qui font venir des dresseurs pour les aider à contrôler leurs chiens et à mieux les dresser.

Du côté de la loi:

 La loi du 6 janvier 1999 classe les chiens susceptibles d'être dangereux en deux catégories. Une première regroupe "les chiens d'attaque" dont le maître ne peut retracer l'origine par un document, comme le livre généalogique reconnu par le ministère de l'Agriculture. Sont concernés les chiens communément appelés "Pitbulls". La seconde catégorie concerne les "chiens de garde ou de défense" inscrits au "Livre des origines françaises". Les "Rottweiler" en font partie. La loi de 2007, non rétroactive, a porté à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende (au lieu de trois mois et 3.750 euros) la détention sans autorisation d'un chien de première ou deuxième catégorie. Ces deux types de chiens doivent être muselés et tenus en laisse sur la voie publique par une personne majeure, qui n'a fait l'objet d'aucune mise sous tutelle ni condamnation pour crime ou violence. Leur détention doit être déclarée en mairie. La loi de 2007 punit de six mois d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende l'acquisition, la cession (gratuite ou payante), l'importation, l'introduction sur le territoire français, l'accès aux transports en commun, aux lieux publics et le stationnement dans les parties communes d'immeubles des chiens de première catégorie. Les personnes déjà propriétaires de chiens de première catégorie, qui ne les feraient pas stériliser, s'exposent à six mois d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. Concernant les chiens de deuxième catégorie, la réglementation interdit seulement le stationnement dans les parties communes des immeubles. Un chien de la première ou deuxième catégorie est "réputé présenter un danger grave et immédiat" s'il est détenu par une personne qui n'en a pas le droit ou qui se trouve dans un lieu interdit. L'euthanasie peut alors intervenir "sans délai" après avis d'un vétérinaire.

Et suite aux récents événements:

 le gouvernement devrait présenter au Parlement un nouvel arsenal législatif contre les chiens dangereux "courant octobre”. Sont notamment prévus "l'instauration d'une formation obligatoire" pour les propriétaires de chiens dangereux, "la production obligatoire d'un certificat" vétérinaire "au moment de la déclaration en mairie” et le "renforcement des pouvoirs" des préfets "pour ordonner l'euthanasie des chiens en cas d'atteinte ou de menace d'atteinte grave" aux personnes. Le nouveau dispositif visera aussi l'interdiction des "croisements susceptibles de produire des chiens dangereux".

Tsuki

01.12.2007

IN CAPOTES WE TRUST

 

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LE CAS DE LA FEMME LIBEREE. (parce que Girls just want to have fun )

 

Vous aussi aimez faire la fête, sortir, rencontrer de nouvelles personnes, goûter toutes sortes de nouvelles choses, vous éclater en somme. Depuis peu vous avez entamé une relation que vous espérez sérieuse avec un garçon rencontré il n’y a pas si longtemps. Vous trouvez qu’il n’est pas si mal: sympa, gentil, attirant, stylé, et à première vue il a toutes les qualités pour vous plaire. Ca tombe bien vous avez vraiment envie de prendre du bon temps. En plus, ce soir c’est grand soir. Vous vous retrouvez chez lui, et il a tout préparé : sa chambre qui ressemblait avant à Hiroshima après l’attaque de la bombe atomique est maintenant un vrai petit nid douillet. L’ambiance est très détendue, et vous passez une très bonne soirée. Dans ses bras vous vous sentez relaxe, jolie et vos pensées deviennent de plus en plus lentes. Les choses s’enchaînent, et en bonne fille responsable que vous êtes vous pensez aux préservatifs. C’est vrai, il n’a fait aucun geste prouvant qu’il allait en mettre un, mais vous ne voulez pas passer pour la parano rabat-joie du coin, alors vous attendez un peu pour vous faire entendre. Au bout d’un moment, convaincue qu’il ne fera rien, vous lui murmurez doucement votre inquiétude, tout bas pour ne pas pourrir cette ambiance si agréable. Là il vous répond très gentiment qu’il n’aime pas en mettre, qu’il trouve ça très désagréable, et qu’il veut que rien ne gâche ce moment passé avec vous. Vous vous sentez tellement bien, et puis il est vraiment beau sous cet angle. Il vous dit des choses tellement romantiques, le genre de paroles qui vous fait bien rire d’ordinaire, mais là avec cette si bonne ambiance tout cela prend un certain charme. Alors vous faîtes l’impasse sur les capotes pour ce soir. C’est vrai, s’il avait une MST il ne vous aurait jamais fait cette proposition. Et puis ce n’est pas parce qu’une fois dans l’année vous avez un comportement à risques qu’il va forcément vous arriver tous les problèmes du monde.  Le reste de la soirée se passe merveilleusement bien, et le lendemain matin vous ne regrettez absolument pas d’être restée à ses côtés malgré vos réticences du début. Vous rentrez chez vous très heureuse, vous avez passé une super soirée en compagnie d’un gars vraiment bien, exactement le genre de choses qu’il vous fallait. Mais voilà, dans votre enthousiasme de la veille vous avez complètement oublié de prendre votre pilule, vous étiez tellement fatiguée par le bahut, et en même temps tellement motivée à l’idée de passer une bonne soirée, que l’idée ne vous a même pas traversé l’esprit. Vous réalisez votre oubli pendant que vous êtes devant la télé à regarder une page de pubs, et dès lors vous ne verrez plus jamais Barbie Princesse des Fleurs de la même façon. Comment cette blonde peroxydée complètement superficielle et habillée comme une traînée qui s’est roulée dans un champ peut-elle vous sourire de cette manière, alors que vous êtes en train de passer les minutes les plus angoissantes de votre vie? Une peur indicible vous assaille: vous ne voulez pas tomber enceinte, vous vous trouvez trop jeune pour ça, avoir un enfant maintenant n‘est même pas envisageable. Et vos études? Votre avenir? Comment être adulée sur les plages avec une cicatrice de césarienne qui vous massacre le ventre? Et comment élever un bébé, vous qui avez déjà du mal à ranger votre chambre et qui ne savez même pas cuisiner sans mettre le feu à la moitié de votre maison? Soudain une solution apparaît à vos yeux : la pilule du lendemain. Vite, vous n’avez pas beaucoup de temps pour agir, il est déjà assez tard. Vous êtes en panique, complètement déboussolée, et vous interrompez votre questionnement existentiel pour vous rendre dans la pharmacie la plus proche, il ne reste que quelques minutes avant sa fermeture. Vous n’avez qu’une pensée à l’esprit : prendre cette foutue pilule. Vous courez pour atteindre votre but le plus rapidement possible, et vous évitez de justesse un camion qui fonçait droit sur vous : pas le temps d’emprunter les passages piétons. Après ce parcours à la Rocky, vous seriez presque sur le point d’hurler « Adrienne » à la pharmacienne qui se tient en face de vous tellement vous êtes désespérée et en même temps soulagée d’être là. Cette dernière est aimable comme une porte de prison, mais à ce moment-là vous n’en avez absolument rien à faire. Après vous avoir écoutée, elle vous donne enfin la précieuse pilule, que vous vous empressez de prendre une fois arrivée chez vous. Vous avez toujours été chanceuse avec les médicaments, et les effets secondaires ne se font pas attendre. Normalement ils sont rares, mais là vous venez de gagner le gros lot : vous avez l’impression qu’une grenade à fragmentation a explosé dans votre ventre, votre mal de tête vous donne envie de vous fracasser le crâne conte les murs tellement la douleur est insupportable, et la nausée vous prend à la gorge. Vous êtes dans un état lamentable, et une envie de meurtre devient de plus en plus forte dans votre esprit : vous repensez à cette fameuse soirée, aux paroles tellement belles que le garçon vous a dites, à la meilleure façon de le trucider, de lui arracher les yeux, de l’émasculer et de broyer son corps en restant la plus discrète possible. Simplement pour qu’il vive ce que vous subissez en ce moment. Quelques temps plus tard, après avoir contrôlé que vous n’étiez pas enceinte, vous êtes soulagée et complètement lessivée. Le petit nuage sur lequel vous flottiez a été complètement déchiqueté, et la chute a été brutale. Vous avez encore du mal à digérer ce qui s’est passé, tout est arrivé tellement vite. Vous revoyez une de vos amies et vous lui racontez votre histoire. Bien sûr vous évitez de préciser qu’en plus de vous avoir donner la peur de votre vie, le garçon super charmant vous a refilé son herpès. Rien que ça. Vous avez passé les pires moments de votre existence, à vous demander si vous retrouveriez un jour forme humaine, quand vous observiez devant votre miroir la chose qui vous servait autrefois de bouche mais qui là ressemblait plus à un vulgaire bout de viande rongé par l’acide. Votre amie vous réconforte, elle est compréhensive. Malgré cela elle ne peut pas se retenir de vous montrer la photo du garçon qu’elle a rencontré récemment, un gars super sympa d’après elle, et tout timide qui lui a avoué n’avoir jamais eu de vraie petite-amie auparavant. Cela l’a tellement émue, cet élan de sincérité venant de quelqu’un qui semblait si sûr de lui, qu’elle n’a pas pu résister. En voyant sa photo vous avez un choc : vous reconnaissez immédiatement ce visage, celui que vous rêviez de lacérer à coup de machette quand la douleur devenait de plus en plus forte. Vous regardez votre amie, et soudain vous apercevez au coin de ses lèvres une petite marque. Plus aucun doute : elle aussi a rencontré le garçon super charmant.

La vie a un humour très communicatif: elle veut faire participer tout le monde.

                                                            

 

Guide de survie de la femme libérée

 

- Utilisez un moyen de contraception en plus des moyens de protection : pilule, patch contraceptif, implant, stérilet, diaphragme etc. Il en existe beaucoup, mais le plus important est de trouver celui qui vous convient le mieux. Pour cela vous pouvez consulter un médecin, ou un gynécologue.

- Si vous rencontrez un garçon qui a l’air super et qui ne veut pas mettre de préservatifs (alors que vous vous connaissez à peine), dégagez-le. Ne prenez pas le risque d’attraper une MST simplement parce que le gars en face de vous a une bonne tête.

- Si vous avez eu un comportement à risques, allez voir un médecin ou un gynécologue, qui vous fera peut-être faire des tests de dépistage.

- Si vous avez des irritations, une sensation de brûlure, ou des rougeurs après un rapport protégé, vous êtes peut-être vous aussi allergique au latex ou aux lubrifiants/spermicides contenus dans certains préservatifs. (voir Le guide de survie de l’homo sapiens pour plus de détails) Dans ce cas vous pouvez soit utiliser des préservatifs féminins (Femidom) en polyuréthane, soit prendre des préservatifs masculins en polyuréthane ou en latex déprotéinisé. Dans tous les cas allez-voir un médecin ou un gynécologue, qui pourront vous conseiller convenablement.

- Trouvez un gynécologue. Il est important d’avoir un spécialiste à votre écoute, qui connaît son métier et qui saura vous conseiller, et vous soigner si besoin. Si vous ne voulez pas que ce soit un homme, il y a des femmes gynécologues qui exercent très bien. Le plus important est de trouver une personne compétente et en qui vous avez confiance. Si celui ou celle sur lequel vous tombez est un boucher et un abruti, trouvez-en un autre, il ne faut pas qu’une mauvaise expérience vous dégoûte à vie du personnel médical. N’oubliez pas que certaines MST n’ont aucun symptôme, et que seules des consultations gynécologiques régulières permettent de dépister et de traiter à temps le cancer de l’utérus ou autres MST de ce genre.

- Si vous prenez la pilule, faites attention : certains antibiotiques peuvent diminuer son efficacité, et la prise de tabac entraînent des risques cardio-vasculaires. En cas de doute, parlez en à un médecin ou à votre gynécologue.

-Si vous sortez souvent et que vous buvez beaucoup, trouvez une horaire pour la prise de votre pilule qui espace de 4h la prise du comprimé et votre consommation d’alcool. (Si vous vomissez avant ces 4 heures, il se peut que votre pilule ne soit pas digérée, et donc c’est comme si vous ne l’aviez pas prise.)

- Si vous avez un oubli de pilule, prenez le plus rapidement possible le comprimé oublié, et continuez votre plaquette normalement. (Ce n’est pas grave si cela équivaut à prendre deux comprimés dans la journée.)

- Si vous avez une MST ou une IST, protégez-vous ou faites en sorte que votre partenaire le fasse, pour éviter toute contamination. Si vous entamez une relation sérieuse et que vous avez une IST du type herpès, prévenez-votre partenaire: il y a de gros risques qu’il l’attrape aussi. Dans tous les cas, consultez un médecin ou votre gynécologue, qui sauront vous conseiller convenablement.

- Si vous avez un risque d’être enceinte et que vous ne voulez pas l’être, vous pouvez prendre la pilule du lendemain (NorLevo) dans les 12 heures suivant le rapport, au plus tard 120 heures (5 jours) après celui-ci, mais son efficacité diminue avec la durée du laps de temps entre sa prise et le rapport. Elle est disponible gratuitement, sans ordonnance et anonymement dans les pharmacies si vous êtes mineurs. (N’hésitez pas à faire un scandale dans la pièce si le pharmacien refuse de vous la donner, il DOIT le faire, vous pouvez très bien lui faire un procès si ce n’est pas le cas.) Pour les majeurs, cette pilule est remboursée à 65% dans le cadre d’une prescription. Après l’avoir prise, vous pouvez être sujette à des nausées, des vomissements, des saignements etc. Si vous prenez déjà la pilule contraceptive, il faut continuer votre plaquette jusqu’à la fin (même si vous avez pris un comprimé en retard) et attendre vous prochaines règles (après 5 jours de retard, faites un test de grossesse). Utilisez des moyens locaux de contraception en attendant la nouvelle plaquette (préservatifs, spermicides, stérilet…) Pour éviter tout doute, allez chez un médecin ou un gynécologue.

- Si vous n’avez pas pu prendre la pilule du lendemain, ou que celle-ci n’a pas fonctionnée, il vous reste deux solutions : avorter ou garder le bébé. C’est VOTRE décision, ne laissez personne la prendre à votre place, vous pourriez le regretter plus tard. On peut cependant distinguer deux catégories dans les femmes qui avortent: celles qui s’en moquent éperdument et qui considèrent presque ça comme un moyen de contraception comme un autre, et celles qui culpabilisent beaucoup à l’idée de le faire. Une IVG n’est pas une chose facile, il y a une douleur physique et morale qui peut être très importante. Vous ne devez l’envisager qu’en dernier recours. De grâce, ne faîtes pas partie de la première catégorie.

 

 

 

LE CAS DU FETARD, HOMO SAPIENS CONVAINCU

 

Vous aimez faire la fête, aller en boîte, rencontrer des filles, vous éclater les neurones avec toutes les substances possibles. L’alcool rend tous les gens beaux, et au bout de quelques  cocktails vous vous dites que l’endroit où vous passez la soirée est vraiment un repère à canons, et le trumeau sur lequel vous auriez vomi il y a quelques temps est devenu en quelques minutes une véritable princesse. La lumière n’est pas vraiment bonne, et votre vue commence à vous jouer des tours. Mais ce n’est pas grave, vous ne vous êtes jamais senti aussi bien, sexy, super attirant. Ce soir rien ne pourra vous résister, même pas cette fameuse princesse, installée à quelques mètres de vous. La vodka vous a aidé à faire votre plein de confiance en vous, et vous êtes sûr et certain qu’elle tombera dans vos bras au premier clin d’œil. Et dans votre infinie sagesse éthylique, vous avez raison. Vous ne le saurez que plus tard, mais la fille en question est aussi bourrée que vous, et de loin elle vous trouvait vraiment beau. De loin seulement. Vous faîtes le coup classique : prénom et numéro de téléphone, tout en sachant l’un et l’autre que vous ne vous en souviendrez plus dans quelques heures. Et voilà, les choses s’enchaînent rapidement, et vous êtes maintenant tous les deux dans un coin à peu prés tranquille: pas le temps d’aller chez vous, alors le pan de mur fera l’affaire. Ca ne vous dérange pas plus que ça, vous êtes un Warrior, rien ne vous fait peur, et puis dans l’état où vous êtes vous trouvez même cette situation super marrante. Vous n’êtes pas assez lucide pour penser à enfiler un préservatif, mais vous êtes assez vivace pour satisfaire votre libido. Parce que Mère alcool est infiniment bonne, elle vous permet de vous fracasser la tête en prenant votre pied. Les choses se passent, ça n’a pas duré très longtemps, maintenant vous sentez des haut-le-cœur faire leur apparition. Plus qu’une envie: prendre l’air. La princesse aussi en a besoin, et chacun de vous part de son côté pour se remettre de ses émotions. Vous êtes quand même fatigué, tituber dans un espace restreint n’est pas chose aisée, et faire quelques mètres à pied relève du parcours du combattant. Mais voilà, en bon Warrior que vous êtes, vous arrivez à rejoindre vos amis. Vous finissez la soirée avec eux, et rentrez chez vous complètement épuisé. Le lendemain la gueule de bois épouvantable qui vous martèle la tête vous empêche de vous rappeler les quelques souvenirs que vous avez de la veille, et vous passez le reste de votre journée à prendre de l’aspirine et à vous reposer. Bilan : bonne soirée, bons délires, un truc bien en somme. Mais voilà, deux jours plus tard vous localisez des rougeurs sur l’endroit même de votre fierté, la partie intime de votre corps qui fait toute votre virilité. Vous espérez que ça passera, et même si vous êtes inquiet, vous laissez faire. Au bout de quelques temps, votre soudaine fatigue donne l’impression d’avoir fait empirer la chose, et le bas de votre anatomie ressemble plus à un champ de coquelicots explosé à coup de grenade plutôt qu’à un véritable corps humain. Là plus aucun doute : c’est un problème. Alors hop, vous allez chez le médecin, et le verdict tombe : herpès génital. La peau satinée de la princesse dissimulait en fait une MST assez fréquente, et comme les symptômes peuvent être invisibles et la personne contagieuse quand même, on peut dire que vous vous êtes bien fait avoir. Le docteur vous prescrit des médicaments et vous renvoie chez vous, non sans vous prévenir que vous ne pourrez jamais guérir, seulement soigner vos éruptions cutanées qui feront maintenant partie de votre quotidien. Et bien sûr il vous recommande de toujours vous protéger à l’avenir car vous êtes maintenant contagieux. Vous êtes mal, complètement dégoûté. Mais le pire est à venir : quelques temps plus tard, après avoir enfin réussi à accepter votre situation, la princesse vous appelle. Hé oui, ce fameux soir elle a récupéré votre numéro de téléphone, et là elle vous annonce qu’elle est enceinte. Vous manquez de vous évanouir en l’apprenant, et vous priez pour que tout cela ne soit qu’une mauvaise blague. Mais la vie n’a pas le même humour que vous, et en même temps qu’elle vous répète son prénom la princesse ajoute qu’elle veut garder le bébé, parce que ses convictions religieuses lui interdisent d’avorter. Sur ces mots elle vous prévient que son père, un homme très juste et hyper croyant, n’acceptera jamais que sa fille ait un enfant hors mariage, et que si vous ne faîtes pas l’effort d’au moins  reconnaître l’enfant à sa naissance il vous apprendra à être responsable à coup de fusil à pompe. Aucun doute, elle a les arguments pour convaincre. Une pensée jaillit soudain dans votre esprit encore embué par les événements : fuir le plus loin possible. Mais voilà, l’image d’un homme vous tirant à bout portant dans l’estomac dans le hall d’un aéroport finit de vous convaincre que vous n’avez pas le choix.

Après ce petit épisode vos amis n’oublieront pas de vous faire remarquer que vous êtes une des personnes les plus malchanceuses de la Terre, et cela bien malgré vous.

 

Guide de survie de l’homo sapiens. (Erectus?)

 

- Ayez toujours des préservatifs sur vous, on ne sait jamais. (vérifiez leur date de péremption, faites attention à ne pas les endommager, sinon ils n’auront plus aucune utilité.)

- Si vous n’aimez pas en mettre car ils vous donnent des irritations, vous êtes peut-être allergique au latex (10% de la population l‘est) ou aux lubrifiants/spermicides comme le  Nonoxynol-9 (N-9) contenus dans certains préservatifs: environ 90% des réactions allergiques d’ordre génital sont dues à cela. En cas de doute, consultez un médecin.

En tout cas, cela ne doit pas vous décourager:

             +Pour une allergie au latex, vous pouvez prendre des préservatifs en polyuréthane ( DUREX Avanti, PROTEX Original 002, Ceylor Non-Latex, RFSU Zenith) ou en latex déprotéinisé (MANIX Crystal).

            +Le Nonoxynol-9 peut être trouvé dans des préservatifs préemballés ou dans des lubrifiants commerciaux. Lorsque vous achetez soit des capotes soit un lubrifiant, vérifiez sur l’étiquette qu’ils ne contiennent pas de N-9.

- Si vous voulez utiliser des lubrifiants avec des préservatifs en latex, n’utilisez que des crèmes lubrifiantes à base d’eau (hydrosolubles) ou à base de silicone : JAMAIS de substances grasses telles que la vaseline, les lotions corporelles, les huiles, etc. car elles rendent le préservatif poreux.

- Si vous voulez quand même utiliser de la vaseline, des huiles etc. , vous devez prendre des préservatifs en polyuréthane, car ceux-ci ne deviennent pas poreux.

-Si vous avez couché avec une inconnue, sans protection, et complètement bourré, il serait préférable de guetter tout signe suspect (irritations, coulées, démangeaisons…): il s’agit peut-être d’une IST (Infection Sexuellement Transmissible) ou pire. Si vous avez des doutes, allez chez le médecin. Et un conseil: ne recommencez plus.

- Si vous et votre partenaire êtes ensembles depuis longtemps, et que vous êtes sûr qu’elle ne couche avec personne d’autre (et que vous faîtes de même), et que vous ne voulez plus mettre de préservatifs, vous devriez d’abord passer ensemble un test de dépistage du VIH. Mais il faudra songer à garder une contraception pour éviter toute grossesse non désirée. (pilule, implant, etc.)

- Si vous avez eu un « accident » de préservatif, allez voir un médecin et faites des tests de dépistage. Nombre de MST ne présentent aucun symptôme et peuvent devenir graves. Il vous faudra peut-être refaire des tests un peu plus tard, et tant que vous n’êtes pas sûr d’être en bonne santé, protégez-vous à chaque rapport.

- Si vous avez une MST ou une IST (herpès génital, syphilis, etc.): tout d’abord soignez-vous, protégez-vous pour ne pas contaminer votre partenaire. Si vous entamez une relation sérieuse, et que vous avez une IST comme l’herpès génital, prévenez votre partenaire, il y a de fortes chances pour qu’elle l’attrape aussi. (Ne faîtes pas genre  « Salut, moi c’est Kévin, herpès génital » , vous risquerez de la faire fuir. Arrangez-vous plutôt pour le lui dire calmement, cela lui évitera de s’en rendre compte par elle-même quand elle découvrira l’infection sur son propre corps.) Surtout allez voir un médecin, lui pourra vous conseiller et vous dira comment agir quant à votre sexualité.

- Si votre petite-amie ou la fille avec qui vous avez couché tombe enceinte, prenez vos responsabilités. Qu’importe la décision qu’elle prend ou que vous prendrez ensemble, il faut vous dire qu’elle n’est pas tombée enceinte toute seule, vous étiez là, donc vous êtes aussi responsable qu’elle.

 

#Ces conseils sont aussi valables pour les homosexuels, il suffit juste de remplacer le « elle » par « il » et de ne pas prendre en compte les problèmes de grossesse non désirée.  ;-)

 

Sheeby

 

Comment des jeunes filles peuvent-elles tomber dans un tel piège ?

Depuis quelques mois, un jeune groupe venu d'Allemagne fait fureur sur les jeunes adolescents, et tout particulièrement chez les jeunes filles. Ce « boys band » se nomme TOKIO HOTEL.

 

Ce groupe est composé de quatre jeunes hommes : Gustav, Georg, Bill et Tom (les deux jumeaux fondateurs du groupe.). Le style musical du combo se laisse définir comme pop rock, il ne peut d'ailleurs pas avoir d'autre définition. Leurs sons ne sont pas exceptionnels, on ne sent pas de réelle nouveauté, mais le chant en allemand fonctionne, ainsi que ce qui caractérise le groupe : ils sont jeunes, mignons et représentent une jeunesse en désir de se rebeller… C’est un léger courant frais qui met en émoi un nombre plus qu’impressionnant de jeunes filles.

 

On constate que ce qui plait à ces jeunes filles, ce sont les deux jumeaux, et surtout Bill, chouchou de ces miss prêtes à tout pour approcher les jeunes musiciens. C’est une véritable folie !

 

Au tout début, ce groupe pouvait sembler intéressant. En effet, un jeune groupe qui refuse de chanter en anglais, qui conserve sa langue maternelle, c’est relativement respectable, l’anti-américanisation se faisant de plus en plus rare. On pense ce groupe sincère sur son but. Le bouche à oreille fonctionne relativement bien, et en peu de temps ce jeune groupe se fait connaître en Allemagne où leur succès est très grand. Puis le bouche à oreille, Internet, les chaînes de télé musicales… font que le groupe cartonne partout en europe. Les jeunes filles sont à leurs pieds, bref le groupe a gagné son pari : montrer que l’on peut avoir du succès dans une langue autre que l’anglais. Le petit problème qui alors se pose est pourquoi ont-ils sorti un album en anglais ?

 

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Les produits dérivés en tous genres font leur apparition : c’est une véritable folie ! Les fans deviennent des groupies complètement hystériques prêtes à tout pour en savoir plus sur leurs nouveaux chouchous.

Lors de leurs concerts, il n’y a que très peu de garçons, allez savoir pourquoi… Quand les TH débarquent sur scène c'est l’hystérie générale : un énorme cri poussé par des centaines et des centaines de jeunes filles en même temps : ça à de quoi faire peur ! Certaines d’entre elles pleurent, bref une folie collective pure. Bien évidemment on passera sur le côté back stage, simple question d’ironie. Et c’est là qu’il y a perte de crédibilité : où est passé le côté « nous avons un message » ? Leur but n’était il donc pas de devenir célèbre à tous prix, être jeune, beau, riche, adulé de tous, et j’en passe…? Ils annoncent un désir de compréhension à travers ce passage à l’anglais, pour ma part je rétorque que de nombreux sites se chargent de cela. Un prétexte comme un autre…

 

Cela tourne au ridicule : si Bill se fait un tatouage, le lendemain cela fait la Une des tabloïdes, les groupies sont hystériques, le seul but est de voir les quatre garçons dans le vent. Exemple de fan ridicule : dans le Grand Journal de Canal +, il y a chaque soir Le Petit Journal People de Yann Barthes. Suite au passage des Tokio Hotel à Paris dans le cadre de la tournée, le Petit Journal ne peut rater un tel évènement, c’est un fabuleux ragot de plus, un bon moyen de prouver une fois de plus le côté ridicule du groupe. Suite à leur sortie de l’hôtel, les groupies se jettent sur eux. Et là c’est un grand fou rire qui m’a saisit, confirmant ma première pensée : on a enlevé le cerveau de ces jeunes filles. En effet, une jeune fille est au téléphone avec sa maman et lui raconte sa rencontre avec Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiill. On ne peut se rendre compte, il lui a touché la main ! C’est incroyable tout de même ! J’admets, c’est son idole et ça fait toujours plaisir, je parle bien sûr en connaissance de cause. Mais pas au point de pleurer ! Il y a des limites !

 

 

Que conclure de cela : Tokio Hotel on aime ou on aime pas. J’ai trouvé au début leur démarche originale même si leur style ne me plait pas. Ce qui m’insupporte ici, c’est que dans le fond ils n’en ont eu que faire de cela, leur but n'était que le succès et les filles qui vont avec. Je sais très bien qu’ici je vais me faire lyncher par les fans, mais dans le fond je n’en ai que faire. Je les considère comme pleine d’illusions fausses, je me soucie juste que ce manque de recul ne fasse qu’un jour la déception ne soit que plus grande.  

 

Noelle. 

06.11.2007

Je suis le chouchou du pompiste


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Une exposition sur le développement durable ? Tout d’abord, en tant que lycéen (mais surtout adolescent), me vient l’idée de ne pas aller en cours pour une journée entière - première raison d’accepter - puis en second plan : c’est quoi au juste le développement durable ? Que je n’accepte pas n’importe quelle sortie … et là, gros travail de la mémoire. Je connais le développement durable. Exact : je l’ai appris en SES, et ayant écouté la prof de philosophie, j’ai appris par cœur ce terme - car oui, apprendre par cœur n’est pas abrutissant, première chose apprise pour ma première année de philosophie. Le développement durable, c’est permettre le développement des générations présentes sans compromettre les besoins des générations futures. Et ainsi, jamais déçu par les activités proposées par le lycée, j’accepte.

 

Développement durable, terme moderne. J’imagine ainsi une exposition moderne, dans un lieu moderne : Design et Culture ; le parfait accord . Mais après un voyage en bus quelque peu hasardeux, me voici arrivé devant un hangar sûrement plus vieux que mes arrières grands parents placardé du nom de l’exposition «  ALL WE NEED ». «  Euh c’est un abattoir ?! ». 

 

Passé mon étonnement et les quelques minutes d’attente dans le froid sibérien réduisant quelque peu la fierté masculine (eh oui, le lieu n’est pas chauffé, développement durable oblige), on commence la visite qui annihile toutes mes appréhensions. Muni d’oreillettes permettant d’écouter des films, interviews et œuvres, j’erre paisiblement d’ateliers en ateliers.

 

Le développement s’y expose dans toutes ses dimensions. Un atelier consacré a l’amour : se côtoient ainsi images érotiques et mur rouge sur lequel chacun peut graver un bout de son histoire (je passerai évidemment sur les quelques lettres que j’ai noté à ce moment précis). L’amour sous toutes ses formes, pulsions libidinales d’adolescents élevés à la pornographie, petits mots d’amour sur un mur gratté par les visiteurs.

La visite prend ensuite des airs de cours de philosophie avec un atelier «  rêves », d’immenses canapés blancs cotonneux, emmitouflants nous poussent aux rêves et à l’imaginaire, accentué par une fumée blanche et une lumière rose : atmosphère reposante …

 

Toute la visite est donc parsemée d’ateliers en tout genre (musical, films, interview, photographie) avec une touche ludique en prime : un toboggan de quinze mètres pour descendre les quatre étages de l’exposition, qui s’apparente a une exposition artistique tant l’esthétisme, la présentation et l’originalité sont soignés.

 

L’atelier que l’on retiendra comme le plus percutant est basé sur un principe simple : les grains de riz, un grain représentant une personne. Et ainsi nous avons pu voir qu’il y a autant de personnes qui vivent chaque jour avec moins d’un dollar en Amérique du sud que de personnes qui mangent dans un Macdonald. Ou encore qu’aux Etats-Unis le même nombre de personnes vivent dans une prison ou dans une maison disposant d’un système de sécurité.  Sans parler du nombre scandaleux de personnes qui sont millionnaires dans le monde face au nombre tout aussi impressionnant de personnes séropositives à l’échelle mondiale. Quant à la représentation des morts de l’Holocauste, elle est simplement insoutenable.

Une exposition aura donc réussi le pari de faire passer un message plus qu’actuel et moderne tout en sachant divertir une bande d’adolescents plus habitués aux frasques de Bart Simpson et aux injustices décrites par des rappeurs de plus en plus brailleurs.

 

La fin de l’exposition se finit sur le calcul personnel de l’impact écologique de chacun. Et sortant pas peu fier de cet entretien stressant et angoissant avec l’écran d’ordinateur qui doit m’annoncer si je suis pollueur ou un futur Nicolas Hulot, je répète à qui veux l’entendre mon résultat : «  Si tout le monde vivait comme moi, il faudrait  1.9 planètes pour tout le monde ». Sachant qu'il en faudrait 4 pour que tout le monde suive le mode de vie des Occidentaux ma satisfaction est pleinement justifiée mais évidemment je n’ai pas fière allure face à Cuba qui est le seul pays au Monde à pouvoir prétendre se suffire de notre Planète bleue. En effet, il est le seul pays a avoir un impact écologique signifiant que si tout les pays vivaient comme lui, la Terre nous suffirait ; il en resterait même un peu, de quoi donner aux Etats-Unis qui dépasseraient sûrement un peu leur quota.

 

Ainsi, plus que de ne pas aller au Lycée une journée, cette exposition aura permis de comprendre et d’assimiler des choses dont nous n’avions peut être pas encore conscience. Esthétisme, art, culture et pédagogie seront donc les mots-clés de cette journée particulière.

 

Lucas L.

16.10.2007

Le Poudlard Express est en marche ...

6fd00b592401fcc75a5b39a96db706a1.jpgVendredi 26 Octobre 2007, date de publication française du septième et ultime tome de la série littéraire Harry Potter écrite par Joanne Kathleen Rowling, marquera la fin de dix années d'attente insoutenable pour les milliers de français qui suivent avec attention les aventures désormais incontournables du héros éponyme.

 

      Le premier volume intitulé Harry Potter and the Philosopher's Stone dans son édition originale, connu en France sous le titre Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, relate l'histoire d'un jeune orphelin anglais qui voit son existence prendre une tournure magique à l'occasion de son onzième anniversaire, où sa véritable nature lui est enfin révélée : il appartient au monde des Sorciers et doit intégrer la célèbre école de Poudlard. Commence alors pour lui la découverte d'un monde fantaisiste et parallèle au nôtre dans lequel il nouera de solides amitiés, et où s'entremêlent créatures mythologiques et fabuleuses, fantômes, hiboux, jus de citrouille, cours de potions et de défense contre les forces du Mal ou encore escapades téméraires dans la Forêt Interdite ; mais aussi mystères et vérité à propos de l'étrange cicatrice en forme d'éclair qu'Harry porte sur le front, confrontations récurrentes avec Voldemort, l'effroyable mage noir qui sème la terreur et dispose de nombreux partisans, et prophétie scandant qu'Harry sera au cours de sa vie soit la victime, soit l'acteur d'un meurtre...

Initialement écrit pour un lectorat enfantin, le succès dévorant de la saga conquiert peu à peu les adultes, tandis que le protagoniste mûrit au fil des livres - qui correspondent chacun à une année passée dans l'école de Sorcellerie - et évolue en même temps que ses premiers lecteurs. Progressivement, l'intrigue se modifie et devient plus complexe, plus inquiétante, voire plus noire : tandis que le héros grandit et doit faire face aux désillusions de l’existence ; une brèche se forme entre le monde de la Magie et celui des Moldus - ceux qui sont dépourvus de pouvoirs magiques.

Loin de l'exploitation commerciale dont fait aujourd'hui l'objet cette série littéraire et ses innombrables produits dérivés, le style de l'auteur demeure d'une grande inventivité doublée d'une imagination débordante et malicieuse, d'autant plus que face à la multiplication et la diversification des ouvrages relevant de l'heroic fantaisy, Joanne Kathleen Rowling a su s'imposer et créer un univers très singulier, détaché de l'influence tolkienniste caractéristique de ce genre.

 

      Sorti le 21 Juillet dans sa version originale, Harry Potter and the Deathly Hallows constitue le livre qui scelle inéluctablement le sort des protagonistes et qui signe le dénouement de l'intrigue. En attendant la sortie française du dernier volume Harry Potter et les Reliques de la Mort, les spéculations des lecteurs sont donc ouvertes : Quel camp gagnera la bataille finale ? Tous les personnages sortiront-ils indemnes de cette lutte ? La prophétie se réalisera-t-elle ?
 

 

[Amelie] 

I Love SWEDEN

 

IKEA, c’est plus de tirages que la Bible en 2007 (160 millions d’exemplaires pour l’enseigne suédoise, contre 40 millions pour le Livre Saint). IKEA, c’est une traduction en 17 langues et une implantation dans 44 pays. IKEA, c’est un leader de l’industrie du meuble depuis 1943. IKEA, c’est des morts par bousculade à l’ouverture d’un magasin au Moyen-Orient. Bref, IKEA, c’est bien, puisque l’enseigne s’est engagée pour l’environnement et les droits de l’enfant. Précisions sur l’action du roi du meuble en kit.

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€ IKEA, l’ami de la forêt

 

IKEA ne se fiche pas des ressources mondiales, non madame ! IKEA en optimise l'utilisation (l’entreprise utilise beaucoup de bois, qui est un matériau recyclable, biodégradable et renouvelable ; mais attention ! pas n’importe quel bois ! seulement du bois provenant « de forêts contrôlées et bien gérées, certifiées conformes à une norme de gestion forestière reconnue par IKEA ») et utilise ainsi moins de matières premières. Il produit, de même, moins de déchets, qui peuvent parfois servir à la fabrication d’un autre produit !

De plus, IKEA paye des gens (vous me direz, sur 104 000 employés à travers le monde, ça fait pas des masses) à travailler à la question environnementale, et finance en Russie, Pologne et Pays Baltes des stages pour développer les connaissances en matière de gestion forestière !   Il faut savoir aussi qu'IKEA a participé au financement du recensement des forêts naturelles intactes (en Europe de l’Est, au Canada, en Indonésie et dans une partie de l’Amérique du Sud. Ainsi, l’entreprise sélectionne elle-même les endroits dont elle acquiert le bois.), au reboisement de l’île de Bornéo, et collabore avec le WWF pour mettre en place des groupes de producteurs garantis écolos (en Europe de l’Est et Chine).

Quid des autres matières premières (plastiques, métaux…) ? Elles ne sont pas évoquées.

 

€ Roulez jeunesse

 

IKEA se bat pour les droits des enfants : Non content de s’être associé avec l’UNICEF (en 2000, IKEA et l’UNICEF ont en effet lancé un projet de défense des droits de l’enfant en Inde. L’objectif : supprimer le travail des enfants en s’attaquant aux racines du problème : endettement,  pauvreté, accès insuffisant à l’éducation, invalidité et maladie. Ce projet, assez minime au départ, a été étendu en 2004. Au total, 500 villages et 1,3 millions de personnes bénéficieront de ce projet ; ou encore ces campagnes pour la scolarisation des enfants que mène la firme ; un autre programme, encore, a été lancé : la vaccination de tous les bébés de moins d’un an, ainsi que des femmes enceintes. Tout de même, quand on réfléchit au fait que ce sont les bénéfices de la vente des peluches qui permettent ça ! Rendez-vous compte qu’en achetant une simple peluche, on améliore la vie d’enfants sur la planète !), l’entreprise suédoise a mis en place une charte par rapport au travail des enfants : « IKEA respecte les différentes cultures et valeurs des pays dans lesquels elle exerce son activité ou réalise ses achats, sans faire de compromis avec les règles fondamentales relatives aux Droits de l’Enfant. ».

En effet, IKEA n’accepte pas le travail des enfants. Dans les entreprises chez qui le scandinave se fournit, celui-ci impose un âge minimum pour travailler, un cahier des charges strict pour l’admission de mineurs en entreprise, une obligation pour l’employeur d’assurer des soins et une scolarité à l’enfant… Et s’il se trouve que l’entreprise ne respecte pas une des règles, IKEA ne collabore plus. Et pour vérifier l’application des requêtes, IKEA envoie des personnes extérieures et des visites surprises ! Elle est pas belle la vie ?

Sans compter des retombées sur les conditions de vie des femmes : l’intervention d'IKEA a dynamisé le statut des femmes, leur confiance en elles-mêmes et leur assurance. Cette simple intervention a eu un grand impact social sur la condition des femmes : cela améliore leur situation financière et leur assure un revenu constant ! De plus, on apprend à lire et à écrire aux femmes, on les informe sur les droits de leurs enfants, sur la santé et l’alimentation.


Que demande le peuple ?

 

            Si on y réfléchit, IKEA est un exemple en matière d’altruisme économique et d’actions pour le peuple et l’environnement. Mais que penser ? Tout cela est trop beau ! Ces bonnes chose sont-elles vraiment sincères ou ne font-elle partie que d’un gigantesque coup marketing ? Ces belles façades humanitaires servent elles à dissimuler une vérité plus sombre ? On ne pourrait  évidemment répondre à cette question-feux-de-l’amour qu’en mobilisant une équipe de télévision, puisque le service presse de l’entreprise refuserait bien entendu de répondre à des questions aussi malvenues. Nous tenterons toutefois, peut-être, d’en répondre dans un prochain article !

 

 

 

 

 

 

LA MAISON EST L’ENDROIT LE PLUS IMPORTANT AU MONDE

 

 

 

IKEA, REAGISSEZ

 

 

Pour approfondir, rendez-vous sur le site internet d’IKEA ( www.ikea.fr), sur lequel vous pourrez consulter le rapport « IKEA - Responsabilité Sociale & Environnementale ».

 

 

[Alex] 

Révolte des détritus et des futurs chômeurs !

Voilà un certain temps que les rumeurs courraient, le candidat UMP actuellement président nous l’avait promis, l’enseignement national est bon pour la réforme! Avec ses suppressions de poste en masse, près de 11 000 enseignants partant à la retraite qui ne verront pas leur poste renouvelé, et le Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos qui dénonce les filières sans débouchés pour mieux suggérer une réforme du Bac, en effet, ça se réforme sec!

 

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Pot de départ!

22.700 suppressions d'emplois dans l'Etat l'an prochain, dont près de 11 000 dans l’Education Nationale, on peut dire que le nouveau Président de la République n’y va pas avec le dos de la cuillère. Aidé de son fidèle Ministre Darcos, ils veulent diminuer les dépenses de l’Etat en exterminant les fonctionnaires! « Dans le second degré, il y aura des départs à la retraite non remplacés: ce sont, en proportion, les fonctionnaires non enseignants -cadres, agents techniques ou administratifs-, qui représentent 20% des postes, qui seront le plus concernés », précise le ministre de l'Education, qui pour se justifier ajoute plus loin qu''on ne manque pas de professeurs', la France en comptant 83 pour 1.000 élèves dans le secondaire contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume Uni.  Néanmoins, il est peut être utile de se demander si cette excuse est une bonne raison pour rabaisser plus bas encore le niveau éducatif en France. La surcharge des classes est-elle une solution valable dans le règlement de la dette sur le long terme ? Le gouvernement est-il, tout comme le marché, atteint de myopie ?

 

Filières L, poubelles ! Filières ES, bientôt la sieste !

Dernièrement, les rumeurs prêtent à Xavier Darcos les termes de « filière poubelle » concernant la Section Littéraire, et de « filière pour futurs chômeurs » lorsqu’il parlait de la Section Economique et Sociale. Si la forme a pu être enjolivée, le fond n’en reste pas moins le même.

Ses propos se rapprochaient d’avantage de 'Attention, en particulier aux filières sans débouché évident. Je pense à 'ES' (économique et social). Elle attire beaucoup d'élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie... sans toujours un emploi à la clef'.

Propos qui ont déclenché un véritable tollé chez les professeurs de SES et parmi les étudiants, non sans raison. L'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) s'est alors demandé s'il était 'mal informé ou mal intentionné'.  Suite à ces déclarations, il semble utile de mettre les choses au clair :

Rappelons que les bacheliers ES poursuivent pour la plupart des études, soit 62.5% qui ont choisi l’enseignement supérieur long qui se répartissent à raison de 17,5 % en sciences humaines et sociales, 15 % en droit, 8,5 % en sciences économiques, 8 % en administration économique et sociale, 7,5 % en langues, 3,5 % en lettres et 2 % dans d'autres domaines.
Concernant le reproche qui est fait aux sections ES eu égard à leur moindre proportion dans les grandes écoles préparatoires, n’oublions pas de dire que ces grandes écoles sont avant tout destinées aux S, et ajoutons que les ES dominent les écoles de prépa économiques et commerciales avec 44% des effectifs.

Enfin, il faut savoir que les élèves issus de ES ont le plus fort taux de réussite dans l’obtention des licences sans redoublements avec 74,9 % de réussite.

Pas si mal, pour une filière « fourre-tout » «pour ceux qui ne veulent pas faire de lettres et qui ne sont pas capables de faire S», et qui est selon Claude Allègre, autre ministre qui a voulu annihiler les ES, une « erreur génétique »…

Du côté de la section littéraire, les allégations du ministre de l’Education Nationale ne sont pas plus tendres, parlant d’une section « floue » concurrencée par la section ES. A décharge des L, il semble utile de rappeler que les restrictions budgétaires au niveau des langues anciennes (les professeurs doivent se battre pour maintenir le latin dans un lycée) ne sont pas faites pour aider la filière littéraire en ce sens.

 

Et la raison de tout ceci ?

Etant élève de filière ES, je ne peux m’empêcher d’avoir un sursaut d’orgueil et d’être blessée par de tels propos, surtout s’ils viennent de quelqu’un qui veut créer une filière unique pour le Bac le matin, qui est issu de Lettres classiques et fait sonner la suprématie des S le midi, et qui souhaite faire un collège multiple le soir …

Un peu paradoxal, non ?

 

 [Fanny B.]

 

Sources: Le Monde & Cie