01.12.2007

IN CAPOTES WE TRUST

 

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LE CAS DE LA FEMME LIBEREE. (parce que Girls just want to have fun )

 

Vous aussi aimez faire la fête, sortir, rencontrer de nouvelles personnes, goûter toutes sortes de nouvelles choses, vous éclater en somme. Depuis peu vous avez entamé une relation que vous espérez sérieuse avec un garçon rencontré il n’y a pas si longtemps. Vous trouvez qu’il n’est pas si mal: sympa, gentil, attirant, stylé, et à première vue il a toutes les qualités pour vous plaire. Ca tombe bien vous avez vraiment envie de prendre du bon temps. En plus, ce soir c’est grand soir. Vous vous retrouvez chez lui, et il a tout préparé : sa chambre qui ressemblait avant à Hiroshima après l’attaque de la bombe atomique est maintenant un vrai petit nid douillet. L’ambiance est très détendue, et vous passez une très bonne soirée. Dans ses bras vous vous sentez relaxe, jolie et vos pensées deviennent de plus en plus lentes. Les choses s’enchaînent, et en bonne fille responsable que vous êtes vous pensez aux préservatifs. C’est vrai, il n’a fait aucun geste prouvant qu’il allait en mettre un, mais vous ne voulez pas passer pour la parano rabat-joie du coin, alors vous attendez un peu pour vous faire entendre. Au bout d’un moment, convaincue qu’il ne fera rien, vous lui murmurez doucement votre inquiétude, tout bas pour ne pas pourrir cette ambiance si agréable. Là il vous répond très gentiment qu’il n’aime pas en mettre, qu’il trouve ça très désagréable, et qu’il veut que rien ne gâche ce moment passé avec vous. Vous vous sentez tellement bien, et puis il est vraiment beau sous cet angle. Il vous dit des choses tellement romantiques, le genre de paroles qui vous fait bien rire d’ordinaire, mais là avec cette si bonne ambiance tout cela prend un certain charme. Alors vous faîtes l’impasse sur les capotes pour ce soir. C’est vrai, s’il avait une MST il ne vous aurait jamais fait cette proposition. Et puis ce n’est pas parce qu’une fois dans l’année vous avez un comportement à risques qu’il va forcément vous arriver tous les problèmes du monde.  Le reste de la soirée se passe merveilleusement bien, et le lendemain matin vous ne regrettez absolument pas d’être restée à ses côtés malgré vos réticences du début. Vous rentrez chez vous très heureuse, vous avez passé une super soirée en compagnie d’un gars vraiment bien, exactement le genre de choses qu’il vous fallait. Mais voilà, dans votre enthousiasme de la veille vous avez complètement oublié de prendre votre pilule, vous étiez tellement fatiguée par le bahut, et en même temps tellement motivée à l’idée de passer une bonne soirée, que l’idée ne vous a même pas traversé l’esprit. Vous réalisez votre oubli pendant que vous êtes devant la télé à regarder une page de pubs, et dès lors vous ne verrez plus jamais Barbie Princesse des Fleurs de la même façon. Comment cette blonde peroxydée complètement superficielle et habillée comme une traînée qui s’est roulée dans un champ peut-elle vous sourire de cette manière, alors que vous êtes en train de passer les minutes les plus angoissantes de votre vie? Une peur indicible vous assaille: vous ne voulez pas tomber enceinte, vous vous trouvez trop jeune pour ça, avoir un enfant maintenant n‘est même pas envisageable. Et vos études? Votre avenir? Comment être adulée sur les plages avec une cicatrice de césarienne qui vous massacre le ventre? Et comment élever un bébé, vous qui avez déjà du mal à ranger votre chambre et qui ne savez même pas cuisiner sans mettre le feu à la moitié de votre maison? Soudain une solution apparaît à vos yeux : la pilule du lendemain. Vite, vous n’avez pas beaucoup de temps pour agir, il est déjà assez tard. Vous êtes en panique, complètement déboussolée, et vous interrompez votre questionnement existentiel pour vous rendre dans la pharmacie la plus proche, il ne reste que quelques minutes avant sa fermeture. Vous n’avez qu’une pensée à l’esprit : prendre cette foutue pilule. Vous courez pour atteindre votre but le plus rapidement possible, et vous évitez de justesse un camion qui fonçait droit sur vous : pas le temps d’emprunter les passages piétons. Après ce parcours à la Rocky, vous seriez presque sur le point d’hurler « Adrienne » à la pharmacienne qui se tient en face de vous tellement vous êtes désespérée et en même temps soulagée d’être là. Cette dernière est aimable comme une porte de prison, mais à ce moment-là vous n’en avez absolument rien à faire. Après vous avoir écoutée, elle vous donne enfin la précieuse pilule, que vous vous empressez de prendre une fois arrivée chez vous. Vous avez toujours été chanceuse avec les médicaments, et les effets secondaires ne se font pas attendre. Normalement ils sont rares, mais là vous venez de gagner le gros lot : vous avez l’impression qu’une grenade à fragmentation a explosé dans votre ventre, votre mal de tête vous donne envie de vous fracasser le crâne conte les murs tellement la douleur est insupportable, et la nausée vous prend à la gorge. Vous êtes dans un état lamentable, et une envie de meurtre devient de plus en plus forte dans votre esprit : vous repensez à cette fameuse soirée, aux paroles tellement belles que le garçon vous a dites, à la meilleure façon de le trucider, de lui arracher les yeux, de l’émasculer et de broyer son corps en restant la plus discrète possible. Simplement pour qu’il vive ce que vous subissez en ce moment. Quelques temps plus tard, après avoir contrôlé que vous n’étiez pas enceinte, vous êtes soulagée et complètement lessivée. Le petit nuage sur lequel vous flottiez a été complètement déchiqueté, et la chute a été brutale. Vous avez encore du mal à digérer ce qui s’est passé, tout est arrivé tellement vite. Vous revoyez une de vos amies et vous lui racontez votre histoire. Bien sûr vous évitez de préciser qu’en plus de vous avoir donner la peur de votre vie, le garçon super charmant vous a refilé son herpès. Rien que ça. Vous avez passé les pires moments de votre existence, à vous demander si vous retrouveriez un jour forme humaine, quand vous observiez devant votre miroir la chose qui vous servait autrefois de bouche mais qui là ressemblait plus à un vulgaire bout de viande rongé par l’acide. Votre amie vous réconforte, elle est compréhensive. Malgré cela elle ne peut pas se retenir de vous montrer la photo du garçon qu’elle a rencontré récemment, un gars super sympa d’après elle, et tout timide qui lui a avoué n’avoir jamais eu de vraie petite-amie auparavant. Cela l’a tellement émue, cet élan de sincérité venant de quelqu’un qui semblait si sûr de lui, qu’elle n’a pas pu résister. En voyant sa photo vous avez un choc : vous reconnaissez immédiatement ce visage, celui que vous rêviez de lacérer à coup de machette quand la douleur devenait de plus en plus forte. Vous regardez votre amie, et soudain vous apercevez au coin de ses lèvres une petite marque. Plus aucun doute : elle aussi a rencontré le garçon super charmant.

La vie a un humour très communicatif: elle veut faire participer tout le monde.

                                                            

 

Guide de survie de la femme libérée

 

- Utilisez un moyen de contraception en plus des moyens de protection : pilule, patch contraceptif, implant, stérilet, diaphragme etc. Il en existe beaucoup, mais le plus important est de trouver celui qui vous convient le mieux. Pour cela vous pouvez consulter un médecin, ou un gynécologue.

- Si vous rencontrez un garçon qui a l’air super et qui ne veut pas mettre de préservatifs (alors que vous vous connaissez à peine), dégagez-le. Ne prenez pas le risque d’attraper une MST simplement parce que le gars en face de vous a une bonne tête.

- Si vous avez eu un comportement à risques, allez voir un médecin ou un gynécologue, qui vous fera peut-être faire des tests de dépistage.

- Si vous avez des irritations, une sensation de brûlure, ou des rougeurs après un rapport protégé, vous êtes peut-être vous aussi allergique au latex ou aux lubrifiants/spermicides contenus dans certains préservatifs. (voir Le guide de survie de l’homo sapiens pour plus de détails) Dans ce cas vous pouvez soit utiliser des préservatifs féminins (Femidom) en polyuréthane, soit prendre des préservatifs masculins en polyuréthane ou en latex déprotéinisé. Dans tous les cas allez-voir un médecin ou un gynécologue, qui pourront vous conseiller convenablement.

- Trouvez un gynécologue. Il est important d’avoir un spécialiste à votre écoute, qui connaît son métier et qui saura vous conseiller, et vous soigner si besoin. Si vous ne voulez pas que ce soit un homme, il y a des femmes gynécologues qui exercent très bien. Le plus important est de trouver une personne compétente et en qui vous avez confiance. Si celui ou celle sur lequel vous tombez est un boucher et un abruti, trouvez-en un autre, il ne faut pas qu’une mauvaise expérience vous dégoûte à vie du personnel médical. N’oubliez pas que certaines MST n’ont aucun symptôme, et que seules des consultations gynécologiques régulières permettent de dépister et de traiter à temps le cancer de l’utérus ou autres MST de ce genre.

- Si vous prenez la pilule, faites attention : certains antibiotiques peuvent diminuer son efficacité, et la prise de tabac entraînent des risques cardio-vasculaires. En cas de doute, parlez en à un médecin ou à votre gynécologue.

-Si vous sortez souvent et que vous buvez beaucoup, trouvez une horaire pour la prise de votre pilule qui espace de 4h la prise du comprimé et votre consommation d’alcool. (Si vous vomissez avant ces 4 heures, il se peut que votre pilule ne soit pas digérée, et donc c’est comme si vous ne l’aviez pas prise.)

- Si vous avez un oubli de pilule, prenez le plus rapidement possible le comprimé oublié, et continuez votre plaquette normalement. (Ce n’est pas grave si cela équivaut à prendre deux comprimés dans la journée.)

- Si vous avez une MST ou une IST, protégez-vous ou faites en sorte que votre partenaire le fasse, pour éviter toute contamination. Si vous entamez une relation sérieuse et que vous avez une IST du type herpès, prévenez-votre partenaire: il y a de gros risques qu’il l’attrape aussi. Dans tous les cas, consultez un médecin ou votre gynécologue, qui sauront vous conseiller convenablement.

- Si vous avez un risque d’être enceinte et que vous ne voulez pas l’être, vous pouvez prendre la pilule du lendemain (NorLevo) dans les 12 heures suivant le rapport, au plus tard 120 heures (5 jours) après celui-ci, mais son efficacité diminue avec la durée du laps de temps entre sa prise et le rapport. Elle est disponible gratuitement, sans ordonnance et anonymement dans les pharmacies si vous êtes mineurs. (N’hésitez pas à faire un scandale dans la pièce si le pharmacien refuse de vous la donner, il DOIT le faire, vous pouvez très bien lui faire un procès si ce n’est pas le cas.) Pour les majeurs, cette pilule est remboursée à 65% dans le cadre d’une prescription. Après l’avoir prise, vous pouvez être sujette à des nausées, des vomissements, des saignements etc. Si vous prenez déjà la pilule contraceptive, il faut continuer votre plaquette jusqu’à la fin (même si vous avez pris un comprimé en retard) et attendre vous prochaines règles (après 5 jours de retard, faites un test de grossesse). Utilisez des moyens locaux de contraception en attendant la nouvelle plaquette (préservatifs, spermicides, stérilet…) Pour éviter tout doute, allez chez un médecin ou un gynécologue.

- Si vous n’avez pas pu prendre la pilule du lendemain, ou que celle-ci n’a pas fonctionnée, il vous reste deux solutions : avorter ou garder le bébé. C’est VOTRE décision, ne laissez personne la prendre à votre place, vous pourriez le regretter plus tard. On peut cependant distinguer deux catégories dans les femmes qui avortent: celles qui s’en moquent éperdument et qui considèrent presque ça comme un moyen de contraception comme un autre, et celles qui culpabilisent beaucoup à l’idée de le faire. Une IVG n’est pas une chose facile, il y a une douleur physique et morale qui peut être très importante. Vous ne devez l’envisager qu’en dernier recours. De grâce, ne faîtes pas partie de la première catégorie.

 

 

 

LE CAS DU FETARD, HOMO SAPIENS CONVAINCU

 

Vous aimez faire la fête, aller en boîte, rencontrer des filles, vous éclater les neurones avec toutes les substances possibles. L’alcool rend tous les gens beaux, et au bout de quelques  cocktails vous vous dites que l’endroit où vous passez la soirée est vraiment un repère à canons, et le trumeau sur lequel vous auriez vomi il y a quelques temps est devenu en quelques minutes une véritable princesse. La lumière n’est pas vraiment bonne, et votre vue commence à vous jouer des tours. Mais ce n’est pas grave, vous ne vous êtes jamais senti aussi bien, sexy, super attirant. Ce soir rien ne pourra vous résister, même pas cette fameuse princesse, installée à quelques mètres de vous. La vodka vous a aidé à faire votre plein de confiance en vous, et vous êtes sûr et certain qu’elle tombera dans vos bras au premier clin d’œil. Et dans votre infinie sagesse éthylique, vous avez raison. Vous ne le saurez que plus tard, mais la fille en question est aussi bourrée que vous, et de loin elle vous trouvait vraiment beau. De loin seulement. Vous faîtes le coup classique : prénom et numéro de téléphone, tout en sachant l’un et l’autre que vous ne vous en souviendrez plus dans quelques heures. Et voilà, les choses s’enchaînent rapidement, et vous êtes maintenant tous les deux dans un coin à peu prés tranquille: pas le temps d’aller chez vous, alors le pan de mur fera l’affaire. Ca ne vous dérange pas plus que ça, vous êtes un Warrior, rien ne vous fait peur, et puis dans l’état où vous êtes vous trouvez même cette situation super marrante. Vous n’êtes pas assez lucide pour penser à enfiler un préservatif, mais vous êtes assez vivace pour satisfaire votre libido. Parce que Mère alcool est infiniment bonne, elle vous permet de vous fracasser la tête en prenant votre pied. Les choses se passent, ça n’a pas duré très longtemps, maintenant vous sentez des haut-le-cœur faire leur apparition. Plus qu’une envie: prendre l’air. La princesse aussi en a besoin, et chacun de vous part de son côté pour se remettre de ses émotions. Vous êtes quand même fatigué, tituber dans un espace restreint n’est pas chose aisée, et faire quelques mètres à pied relève du parcours du combattant. Mais voilà, en bon Warrior que vous êtes, vous arrivez à rejoindre vos amis. Vous finissez la soirée avec eux, et rentrez chez vous complètement épuisé. Le lendemain la gueule de bois épouvantable qui vous martèle la tête vous empêche de vous rappeler les quelques souvenirs que vous avez de la veille, et vous passez le reste de votre journée à prendre de l’aspirine et à vous reposer. Bilan : bonne soirée, bons délires, un truc bien en somme. Mais voilà, deux jours plus tard vous localisez des rougeurs sur l’endroit même de votre fierté, la partie intime de votre corps qui fait toute votre virilité. Vous espérez que ça passera, et même si vous êtes inquiet, vous laissez faire. Au bout de quelques temps, votre soudaine fatigue donne l’impression d’avoir fait empirer la chose, et le bas de votre anatomie ressemble plus à un champ de coquelicots explosé à coup de grenade plutôt qu’à un véritable corps humain. Là plus aucun doute : c’est un problème. Alors hop, vous allez chez le médecin, et le verdict tombe : herpès génital. La peau satinée de la princesse dissimulait en fait une MST assez fréquente, et comme les symptômes peuvent être invisibles et la personne contagieuse quand même, on peut dire que vous vous êtes bien fait avoir. Le docteur vous prescrit des médicaments et vous renvoie chez vous, non sans vous prévenir que vous ne pourrez jamais guérir, seulement soigner vos éruptions cutanées qui feront maintenant partie de votre quotidien. Et bien sûr il vous recommande de toujours vous protéger à l’avenir car vous êtes maintenant contagieux. Vous êtes mal, complètement dégoûté. Mais le pire est à venir : quelques temps plus tard, après avoir enfin réussi à accepter votre situation, la princesse vous appelle. Hé oui, ce fameux soir elle a récupéré votre numéro de téléphone, et là elle vous annonce qu’elle est enceinte. Vous manquez de vous évanouir en l’apprenant, et vous priez pour que tout cela ne soit qu’une mauvaise blague. Mais la vie n’a pas le même humour que vous, et en même temps qu’elle vous répète son prénom la princesse ajoute qu’elle veut garder le bébé, parce que ses convictions religieuses lui interdisent d’avorter. Sur ces mots elle vous prévient que son père, un homme très juste et hyper croyant, n’acceptera jamais que sa fille ait un enfant hors mariage, et que si vous ne faîtes pas l’effort d’au moins  reconnaître l’enfant à sa naissance il vous apprendra à être responsable à coup de fusil à pompe. Aucun doute, elle a les arguments pour convaincre. Une pensée jaillit soudain dans votre esprit encore embué par les événements : fuir le plus loin possible. Mais voilà, l’image d’un homme vous tirant à bout portant dans l’estomac dans le hall d’un aéroport finit de vous convaincre que vous n’avez pas le choix.

Après ce petit épisode vos amis n’oublieront pas de vous faire remarquer que vous êtes une des personnes les plus malchanceuses de la Terre, et cela bien malgré vous.

 

Guide de survie de l’homo sapiens. (Erectus?)

 

- Ayez toujours des préservatifs sur vous, on ne sait jamais. (vérifiez leur date de péremption, faites attention à ne pas les endommager, sinon ils n’auront plus aucune utilité.)

- Si vous n’aimez pas en mettre car ils vous donnent des irritations, vous êtes peut-être allergique au latex (10% de la population l‘est) ou aux lubrifiants/spermicides comme le  Nonoxynol-9 (N-9) contenus dans certains préservatifs: environ 90% des réactions allergiques d’ordre génital sont dues à cela. En cas de doute, consultez un médecin.

En tout cas, cela ne doit pas vous décourager:

             +Pour une allergie au latex, vous pouvez prendre des préservatifs en polyuréthane ( DUREX Avanti, PROTEX Original 002, Ceylor Non-Latex, RFSU Zenith) ou en latex déprotéinisé (MANIX Crystal).

            +Le Nonoxynol-9 peut être trouvé dans des préservatifs préemballés ou dans des lubrifiants commerciaux. Lorsque vous achetez soit des capotes soit un lubrifiant, vérifiez sur l’étiquette qu’ils ne contiennent pas de N-9.

- Si vous voulez utiliser des lubrifiants avec des préservatifs en latex, n’utilisez que des crèmes lubrifiantes à base d’eau (hydrosolubles) ou à base de silicone : JAMAIS de substances grasses telles que la vaseline, les lotions corporelles, les huiles, etc. car elles rendent le préservatif poreux.

- Si vous voulez quand même utiliser de la vaseline, des huiles etc. , vous devez prendre des préservatifs en polyuréthane, car ceux-ci ne deviennent pas poreux.

-Si vous avez couché avec une inconnue, sans protection, et complètement bourré, il serait préférable de guetter tout signe suspect (irritations, coulées, démangeaisons…): il s’agit peut-être d’une IST (Infection Sexuellement Transmissible) ou pire. Si vous avez des doutes, allez chez le médecin. Et un conseil: ne recommencez plus.

- Si vous et votre partenaire êtes ensembles depuis longtemps, et que vous êtes sûr qu’elle ne couche avec personne d’autre (et que vous faîtes de même), et que vous ne voulez plus mettre de préservatifs, vous devriez d’abord passer ensemble un test de dépistage du VIH. Mais il faudra songer à garder une contraception pour éviter toute grossesse non désirée. (pilule, implant, etc.)

- Si vous avez eu un « accident » de préservatif, allez voir un médecin et faites des tests de dépistage. Nombre de MST ne présentent aucun symptôme et peuvent devenir graves. Il vous faudra peut-être refaire des tests un peu plus tard, et tant que vous n’êtes pas sûr d’être en bonne santé, protégez-vous à chaque rapport.

- Si vous avez une MST ou une IST (herpès génital, syphilis, etc.): tout d’abord soignez-vous, protégez-vous pour ne pas contaminer votre partenaire. Si vous entamez une relation sérieuse, et que vous avez une IST comme l’herpès génital, prévenez votre partenaire, il y a de fortes chances pour qu’elle l’attrape aussi. (Ne faîtes pas genre  « Salut, moi c’est Kévin, herpès génital » , vous risquerez de la faire fuir. Arrangez-vous plutôt pour le lui dire calmement, cela lui évitera de s’en rendre compte par elle-même quand elle découvrira l’infection sur son propre corps.) Surtout allez voir un médecin, lui pourra vous conseiller et vous dira comment agir quant à votre sexualité.

- Si votre petite-amie ou la fille avec qui vous avez couché tombe enceinte, prenez vos responsabilités. Qu’importe la décision qu’elle prend ou que vous prendrez ensemble, il faut vous dire qu’elle n’est pas tombée enceinte toute seule, vous étiez là, donc vous êtes aussi responsable qu’elle.

 

#Ces conseils sont aussi valables pour les homosexuels, il suffit juste de remplacer le « elle » par « il » et de ne pas prendre en compte les problèmes de grossesse non désirée.  ;-)

 

Sheeby

 

Comment des jeunes filles peuvent-elles tomber dans un tel piège ?

Depuis quelques mois, un jeune groupe venu d'Allemagne fait fureur sur les jeunes adolescents, et tout particulièrement chez les jeunes filles. Ce « boys band » se nomme TOKIO HOTEL.

 

Ce groupe est composé de quatre jeunes hommes : Gustav, Georg, Bill et Tom (les deux jumeaux fondateurs du groupe.). Le style musical du combo se laisse définir comme pop rock, il ne peut d'ailleurs pas avoir d'autre définition. Leurs sons ne sont pas exceptionnels, on ne sent pas de réelle nouveauté, mais le chant en allemand fonctionne, ainsi que ce qui caractérise le groupe : ils sont jeunes, mignons et représentent une jeunesse en désir de se rebeller… C’est un léger courant frais qui met en émoi un nombre plus qu’impressionnant de jeunes filles.

 

On constate que ce qui plait à ces jeunes filles, ce sont les deux jumeaux, et surtout Bill, chouchou de ces miss prêtes à tout pour approcher les jeunes musiciens. C’est une véritable folie !

 

Au tout début, ce groupe pouvait sembler intéressant. En effet, un jeune groupe qui refuse de chanter en anglais, qui conserve sa langue maternelle, c’est relativement respectable, l’anti-américanisation se faisant de plus en plus rare. On pense ce groupe sincère sur son but. Le bouche à oreille fonctionne relativement bien, et en peu de temps ce jeune groupe se fait connaître en Allemagne où leur succès est très grand. Puis le bouche à oreille, Internet, les chaînes de télé musicales… font que le groupe cartonne partout en europe. Les jeunes filles sont à leurs pieds, bref le groupe a gagné son pari : montrer que l’on peut avoir du succès dans une langue autre que l’anglais. Le petit problème qui alors se pose est pourquoi ont-ils sorti un album en anglais ?

 

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Les produits dérivés en tous genres font leur apparition : c’est une véritable folie ! Les fans deviennent des groupies complètement hystériques prêtes à tout pour en savoir plus sur leurs nouveaux chouchous.

Lors de leurs concerts, il n’y a que très peu de garçons, allez savoir pourquoi… Quand les TH débarquent sur scène c'est l’hystérie générale : un énorme cri poussé par des centaines et des centaines de jeunes filles en même temps : ça à de quoi faire peur ! Certaines d’entre elles pleurent, bref une folie collective pure. Bien évidemment on passera sur le côté back stage, simple question d’ironie. Et c’est là qu’il y a perte de crédibilité : où est passé le côté « nous avons un message » ? Leur but n’était il donc pas de devenir célèbre à tous prix, être jeune, beau, riche, adulé de tous, et j’en passe…? Ils annoncent un désir de compréhension à travers ce passage à l’anglais, pour ma part je rétorque que de nombreux sites se chargent de cela. Un prétexte comme un autre…

 

Cela tourne au ridicule : si Bill se fait un tatouage, le lendemain cela fait la Une des tabloïdes, les groupies sont hystériques, le seul but est de voir les quatre garçons dans le vent. Exemple de fan ridicule : dans le Grand Journal de Canal +, il y a chaque soir Le Petit Journal People de Yann Barthes. Suite au passage des Tokio Hotel à Paris dans le cadre de la tournée, le Petit Journal ne peut rater un tel évènement, c’est un fabuleux ragot de plus, un bon moyen de prouver une fois de plus le côté ridicule du groupe. Suite à leur sortie de l’hôtel, les groupies se jettent sur eux. Et là c’est un grand fou rire qui m’a saisit, confirmant ma première pensée : on a enlevé le cerveau de ces jeunes filles. En effet, une jeune fille est au téléphone avec sa maman et lui raconte sa rencontre avec Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiill. On ne peut se rendre compte, il lui a touché la main ! C’est incroyable tout de même ! J’admets, c’est son idole et ça fait toujours plaisir, je parle bien sûr en connaissance de cause. Mais pas au point de pleurer ! Il y a des limites !

 

 

Que conclure de cela : Tokio Hotel on aime ou on aime pas. J’ai trouvé au début leur démarche originale même si leur style ne me plait pas. Ce qui m’insupporte ici, c’est que dans le fond ils n’en ont eu que faire de cela, leur but n'était que le succès et les filles qui vont avec. Je sais très bien qu’ici je vais me faire lyncher par les fans, mais dans le fond je n’en ai que faire. Je les considère comme pleine d’illusions fausses, je me soucie juste que ce manque de recul ne fasse qu’un jour la déception ne soit que plus grande.  

 

Noelle.