29.10.2007

Le nucléaire iranien et ses origines

Beaucoup d’entre nous ont entendu parler de l’Iran et de son projet de se doter de centrales  nucléaires civiles. Mais quelles sont les réelles intentions du président Ahmadinejad et d’où vient cette si forte opposition à la culture européenne ?

L’Iran n’a pas toujours été une république islamique. Elle a connu de nombreux rebondissements dans son histoire qui ont profondément marqué sa culture et son système politique. A la fin de l’antiquité, le pays fut envahi par les musulmans au VIIe siècle qui y instaurèrent l’islam chiite (l’Iran étant le pays qui abrite le plus de musulmans chiites, opposés aux sunnites généralement majoritaires). L’Iran connut alors des rapports assez tendus avec l’Occident. Ce n’est qu’au début du XXe siècle, après une révolution, que la dynastie des Reza Pahlavi prit le pouvoir avec à sa tête un empereur appelé Shah, et nationalisa le pétrole en 1953 grâce au président Mossadegh. Le pays connut alors une prospérité économique, politique et un fort développement industriel. Les cultures et mœurs occidentales purent ainsi s’exporter en Iran.

Mais le dernier des Shah, Mohammad Reza, fit décliner l’économie du pays. Poussé par des révoltes populaires, il dut s’enfuir du pays en 1979, laissant la place à l’Ayatollah (en arabe cela signifie « guide suprême ») Khomeiny qui créa le « conseil des Gardiens » et imposa une république islamique. L’Iran rompit alors toutes les relations internationales : son dirigeant voulait lutter contre le « Grand Satan » (les Etats Unis) et le « Petit Satan » (Israël).

Khomeiny créa alors la République Islamiste d’Iran. A sa mort en 1989, les principaux dignitaires religieux (formant « L’assemblée des experts ») élirent un nouvel ayatollah : Ali Khamenei (qui est encore a ce poste de nos jours). Suite à la guerre de l’Iran contre l’Irak, le pays élit un nouveau président, Mohammad Khatami, plus modéré de 1997 à 2005 qui voulu renouer avec les deux cultures. Malgré tout, le retour au radicalisme se fit avec l’élection au pouvoir du président Ahmadinejad.

La politique de ce dernier revêt plusieurs aspects. Tout d’abord défier les Etats Unis, pour ce faire l’Iran doit peser lourd dans la scène internationale : le nucléaire civil et par extension militaire constitue ainsi un bon moyen de pression car cela représenterait alors une menace pour les bases américaines et leurs alliés. Ensuite si Téhéran se dotait de l’arme nucléaire, elle pourrait se dresser contre Israël (qui a la bombe atomique de façon officieuse). En effet l’Iran n’a toujours pas reconnu Israël comme étant un pays. Il est néanmoins a noter que le réel pouvoir en Iran est détenu par l’Ayatollah et non par le président.

Comme l’a dit notre ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner : la guerre est peut être à envisager, dans cette partie du monde où la tension est très élevée. Mais l’Iran réussira-t-elle à obtenir l’arme nucléaire pour peser comme une grande puissance mondiale islamiste ? Seule la diplomatie pourra empêcher le pire.

[Ludovic]
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20.10.2007

Le Darfour, terre promise de la violence ignorée

Au Sud du Sahara existe une région grande comme 4 fois et demi la France métropolitaine et qui s’étend des montagnes de Nuba, au centre du Soudan jusque derrière la frontière tchadienne. Cette région, le Darfour, est aujourd’hui le lieu d’affrontements de populations qui s’opposent sur trois registres : musulmans et chrétiens, arabes et africains et nomades et sédentaires. L’origine de cette catastrophe se trouve au Soudan à la fin des année 80.

aade9f0a093e56e529be7b01074a0b34.jpgAprès le coup d’Etat des Frères Musulmans, en 1989, le Soudan s’est vu imposer la Charia (loi de l'Islam qui réglemente la vie quotidienne des musulmans). Celle-ci, modifiée par le régime autoritaire en place durant les années 90, a fini par instaurer une véritable ségrégation dont les noirs, les chrétiens et les animistes étaient les victimes. L’esclavage a, par exemple été à nouveau autorisé. La guerre civile, qui luttait déjà contre le précédent pouvoir islamique, s’est alors intensifiée. Des représailles violentes ont alors débuté sous l’égide du gouvernement du général El-Béchir, s'appuyant sur les tribus musulmanes "arabes" pour massacrer les tribus "africaines" contestataires du Sud du pays, par le biais des milices comme les janjaweed (hommes armés à cheval). Des millions de réfugiés ont alors entamé un exil vers le Darfour, à l’Ouest, pour rejoindre le Tchad. D’immenses camps de réfugiés se sont alors formés de part et d’autre de la frontière et sur toute la région du Darfour. En Février 2003, la guerre civile s’est entièrement déplacée vers l’Ouest du pays et les violences se sont faites plus brutales, ponctuées de phases d’espoir et de retour aux options militaires et paramilitaires. La notion de génocide s’est alors greffée sur le conflit. En effet, depuis 2003, plus de 4 millions de personnes ont été déplacées, 500 000 ont dû fuir le plus grand pays d’Afrique dans les camps de réfugiés de l’Ouest, près de 300 000 sont morts et on dénombre presque 10 000 nouvelles victimes par mois. A cela s’ajoute le préjudice moral des populations autochtones dont on peut apprécier l’ampleur en écoutant les atroces témoignages de femmes surtout sur les crimes de guerre, courants dans cette région qualifiée d’ « enfer sur Terre » par le précédent secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.

 

               Les forces de l’Union Africaine (UA) et celles de l'ONU, chargées d'installer la paix dans cette région, sont inefficaces car elles manquent d'équipement, comme notamment des hélicoptères d’attaque. La compétition pour l’eau ainsi que la méthode de la terre brûlée utilisées par les milices arabes donnent une nouvelle dimension à la crise car elles engendrent des déplacements de populations, là ou l'avancée du desert rend les frontières incontrôlables. Il y a donc un risque que ce conflit s'étende à d'autres pays. De plus les camps d'émigrés s'étendent jusqu'en République centrafricaine qui, n'ayant pas assez de moyens ne peut rien faire pour ces personnes. Le Tchad de sont côté ne fait rien car il est déjà occupé avec ses propres rebelles. Autrement dit, aucun pays limitrophe ne peut régler cette crise. Les ONG elles sont impuissantes car les routes et les voies de circulation du pays sont trop dangereuses. L'ONU ne peut rien faire car la Chine et la Russie sont alliées au Soudan pour son pétrole ; les deux pays siégeant au conseil de sécurité de l'ONU, aucune force internationale ne peut intervenir. Si personne ne fait rien, la crise peut continuer à s'étendre dans d'autres pays, elle est en train de grandir. La Russie et la Chine vont-elles cesser de soutenir le régime Soudanais ? Cette question est importante car avec la fin de ce soutien, l'ONU pourrait enfin intervenir efficacement.

 

Le conflit dans le Darfour n’est pas un conflit racial entre milices « arabes » et tribus « africaines ». Mais un conflit entre des tribus arabisées, que le mode de vie a toujours tantôt rapprochées, tantôt opposées, et dont certaines sont aujourd’hui instrumentalisées par Khartoum.

 

Le 16 avril 2007, le Soudan a accepté la phase II du plan de l'ONU prévoyant à terme le déploiement d'une force internationale hybride placée sous l'égide de l'Union Africaine (UA) et de l'ONU, ainsi que l'envoi de 3 000 personnels de l'ONU en soutien de l'actuelle force de l'Union Africaine (AMIS) d'ici fin 2008.

 

[Alois & Virgil]

16.10.2007

Panique au Charlemagne Palace!

Françaises, Français,

Belges, Belges,

Mesdames et Messieurs les censeurs,

Vous, le libre penseur, oui vous le gros avec le pull bleu (pour les incultes il s’agit d’un sketch de Coluche),

Toi, la société qui s’obstines à nous condamner au lycée jusqu’à la majorité pour voir si Charlemagne y est,

Avé Sarkozy, ceux qui vont écrire te saluent !

 

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Il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine … Surgit des ténèbres une compagnie de mercenaires prêts à tout pour donner enfin au lycéen le moyen de s’exprimer. Apôtres de Charlebeuk à la Barbe Fleurie, nous sommes quelques survivants de l’époque heureuse où l’étudiant insouciant sifflotait des chansons peace and love dans les couloirs baignés de soleil de notre cher lycée Charlemagne.

Mais ce temps d’innocence étant révolu, nous autres lycéens avons dû nous adapter à une vie plus austère, plus dangereuse, et peu à peu, le bon vieux lycée est devenu aux yeux de certains d’entre nous un donjon, une prison infâme et infamante où nous ne sommes que de piteux prisonniers, qui chaque matin, la mine renfrognée, vont casser des pierres dans une salle de classe stérile.  

Cependant, quelques survivants dont nous faisons partie ont décidé de se révolter et de ne point accepter cet état de fait si triomphant pour les détracteurs de la jeunesse! Faute de statuette de Gladeulfera (pour les néophytes, voir appel de notes), nous avons décidé de reporter l’objet de notre quête sur l’actualité, sur un regard éclairé sous le soleil de la raison ! Aurons-nous le lyrisme si mégalomane? On va se gêner!

Pourquoi Charlebeuk? Parce que Charlemagne x Naheulbeuk = Charlebeuk ! Et là, pauvre cyber-voyageur égaré que vous êtes, vous pouvez constater que cet article n’a pas été écrit par un élève de section S, mais pas de panique, nous en avons endoctriné quelques uns pour remonter le niveau !

Trêve d’interminables salamalecs, je vous laisse dès à présent contempler notre inestimable chef-d’œuvre, vous émerveiller devant tant de verve et de pirouettes verbales, et puis s’il le faut, dénigrer, critiquer, descendre en flammes, vous énerver, vous emporter, bref, une seule doctrine, un seul mot d’ordre :

 

 

REAGISSEZ !

 

 

PS explicatif : Merci à Pierre Desproges, qui même du Cimetière du Père Lachaise a su inspirer ces quelques mots dérisoires, merci à POC du site http://www.penofchaos.com/warham/donjon.htm qui saura expliquer bien mieux que je ne saurais le faire la mythologie relative au Donjon de Naheulbeuk, mythologie qui a largement inspiré certains des esprits dérangés qui auront le plaisir de gribouiller par ici, et enfin merci aux professeurs à qui il faudra beaucoup de patience même s’ils ne s’en doutent pas encore ... A tantôt !

[Fanny B.]

Le Poudlard Express est en marche ...

6fd00b592401fcc75a5b39a96db706a1.jpgVendredi 26 Octobre 2007, date de publication française du septième et ultime tome de la série littéraire Harry Potter écrite par Joanne Kathleen Rowling, marquera la fin de dix années d'attente insoutenable pour les milliers de français qui suivent avec attention les aventures désormais incontournables du héros éponyme.

 

      Le premier volume intitulé Harry Potter and the Philosopher's Stone dans son édition originale, connu en France sous le titre Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, relate l'histoire d'un jeune orphelin anglais qui voit son existence prendre une tournure magique à l'occasion de son onzième anniversaire, où sa véritable nature lui est enfin révélée : il appartient au monde des Sorciers et doit intégrer la célèbre école de Poudlard. Commence alors pour lui la découverte d'un monde fantaisiste et parallèle au nôtre dans lequel il nouera de solides amitiés, et où s'entremêlent créatures mythologiques et fabuleuses, fantômes, hiboux, jus de citrouille, cours de potions et de défense contre les forces du Mal ou encore escapades téméraires dans la Forêt Interdite ; mais aussi mystères et vérité à propos de l'étrange cicatrice en forme d'éclair qu'Harry porte sur le front, confrontations récurrentes avec Voldemort, l'effroyable mage noir qui sème la terreur et dispose de nombreux partisans, et prophétie scandant qu'Harry sera au cours de sa vie soit la victime, soit l'acteur d'un meurtre...

Initialement écrit pour un lectorat enfantin, le succès dévorant de la saga conquiert peu à peu les adultes, tandis que le protagoniste mûrit au fil des livres - qui correspondent chacun à une année passée dans l'école de Sorcellerie - et évolue en même temps que ses premiers lecteurs. Progressivement, l'intrigue se modifie et devient plus complexe, plus inquiétante, voire plus noire : tandis que le héros grandit et doit faire face aux désillusions de l’existence ; une brèche se forme entre le monde de la Magie et celui des Moldus - ceux qui sont dépourvus de pouvoirs magiques.

Loin de l'exploitation commerciale dont fait aujourd'hui l'objet cette série littéraire et ses innombrables produits dérivés, le style de l'auteur demeure d'une grande inventivité doublée d'une imagination débordante et malicieuse, d'autant plus que face à la multiplication et la diversification des ouvrages relevant de l'heroic fantaisy, Joanne Kathleen Rowling a su s'imposer et créer un univers très singulier, détaché de l'influence tolkienniste caractéristique de ce genre.

 

      Sorti le 21 Juillet dans sa version originale, Harry Potter and the Deathly Hallows constitue le livre qui scelle inéluctablement le sort des protagonistes et qui signe le dénouement de l'intrigue. En attendant la sortie française du dernier volume Harry Potter et les Reliques de la Mort, les spéculations des lecteurs sont donc ouvertes : Quel camp gagnera la bataille finale ? Tous les personnages sortiront-ils indemnes de cette lutte ? La prophétie se réalisera-t-elle ?
 

 

[Amelie] 

Prochainement ...

Ici même, ouverture prochaine d'un Parc de Loisir, avec

togobans,

tourniquets,

balançoires,

ponts de singes,

infirmerie pour les bobos,


...

I Love SWEDEN

 

IKEA, c’est plus de tirages que la Bible en 2007 (160 millions d’exemplaires pour l’enseigne suédoise, contre 40 millions pour le Livre Saint). IKEA, c’est une traduction en 17 langues et une implantation dans 44 pays. IKEA, c’est un leader de l’industrie du meuble depuis 1943. IKEA, c’est des morts par bousculade à l’ouverture d’un magasin au Moyen-Orient. Bref, IKEA, c’est bien, puisque l’enseigne s’est engagée pour l’environnement et les droits de l’enfant. Précisions sur l’action du roi du meuble en kit.

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€ IKEA, l’ami de la forêt

 

IKEA ne se fiche pas des ressources mondiales, non madame ! IKEA en optimise l'utilisation (l’entreprise utilise beaucoup de bois, qui est un matériau recyclable, biodégradable et renouvelable ; mais attention ! pas n’importe quel bois ! seulement du bois provenant « de forêts contrôlées et bien gérées, certifiées conformes à une norme de gestion forestière reconnue par IKEA ») et utilise ainsi moins de matières premières. Il produit, de même, moins de déchets, qui peuvent parfois servir à la fabrication d’un autre produit !

De plus, IKEA paye des gens (vous me direz, sur 104 000 employés à travers le monde, ça fait pas des masses) à travailler à la question environnementale, et finance en Russie, Pologne et Pays Baltes des stages pour développer les connaissances en matière de gestion forestière !   Il faut savoir aussi qu'IKEA a participé au financement du recensement des forêts naturelles intactes (en Europe de l’Est, au Canada, en Indonésie et dans une partie de l’Amérique du Sud. Ainsi, l’entreprise sélectionne elle-même les endroits dont elle acquiert le bois.), au reboisement de l’île de Bornéo, et collabore avec le WWF pour mettre en place des groupes de producteurs garantis écolos (en Europe de l’Est et Chine).

Quid des autres matières premières (plastiques, métaux…) ? Elles ne sont pas évoquées.

 

€ Roulez jeunesse

 

IKEA se bat pour les droits des enfants : Non content de s’être associé avec l’UNICEF (en 2000, IKEA et l’UNICEF ont en effet lancé un projet de défense des droits de l’enfant en Inde. L’objectif : supprimer le travail des enfants en s’attaquant aux racines du problème : endettement,  pauvreté, accès insuffisant à l’éducation, invalidité et maladie. Ce projet, assez minime au départ, a été étendu en 2004. Au total, 500 villages et 1,3 millions de personnes bénéficieront de ce projet ; ou encore ces campagnes pour la scolarisation des enfants que mène la firme ; un autre programme, encore, a été lancé : la vaccination de tous les bébés de moins d’un an, ainsi que des femmes enceintes. Tout de même, quand on réfléchit au fait que ce sont les bénéfices de la vente des peluches qui permettent ça ! Rendez-vous compte qu’en achetant une simple peluche, on améliore la vie d’enfants sur la planète !), l’entreprise suédoise a mis en place une charte par rapport au travail des enfants : « IKEA respecte les différentes cultures et valeurs des pays dans lesquels elle exerce son activité ou réalise ses achats, sans faire de compromis avec les règles fondamentales relatives aux Droits de l’Enfant. ».

En effet, IKEA n’accepte pas le travail des enfants. Dans les entreprises chez qui le scandinave se fournit, celui-ci impose un âge minimum pour travailler, un cahier des charges strict pour l’admission de mineurs en entreprise, une obligation pour l’employeur d’assurer des soins et une scolarité à l’enfant… Et s’il se trouve que l’entreprise ne respecte pas une des règles, IKEA ne collabore plus. Et pour vérifier l’application des requêtes, IKEA envoie des personnes extérieures et des visites surprises ! Elle est pas belle la vie ?

Sans compter des retombées sur les conditions de vie des femmes : l’intervention d'IKEA a dynamisé le statut des femmes, leur confiance en elles-mêmes et leur assurance. Cette simple intervention a eu un grand impact social sur la condition des femmes : cela améliore leur situation financière et leur assure un revenu constant ! De plus, on apprend à lire et à écrire aux femmes, on les informe sur les droits de leurs enfants, sur la santé et l’alimentation.


Que demande le peuple ?

 

            Si on y réfléchit, IKEA est un exemple en matière d’altruisme économique et d’actions pour le peuple et l’environnement. Mais que penser ? Tout cela est trop beau ! Ces bonnes chose sont-elles vraiment sincères ou ne font-elle partie que d’un gigantesque coup marketing ? Ces belles façades humanitaires servent elles à dissimuler une vérité plus sombre ? On ne pourrait  évidemment répondre à cette question-feux-de-l’amour qu’en mobilisant une équipe de télévision, puisque le service presse de l’entreprise refuserait bien entendu de répondre à des questions aussi malvenues. Nous tenterons toutefois, peut-être, d’en répondre dans un prochain article !

 

 

 

 

 

 

LA MAISON EST L’ENDROIT LE PLUS IMPORTANT AU MONDE

 

 

 

IKEA, REAGISSEZ

 

 

Pour approfondir, rendez-vous sur le site internet d’IKEA ( www.ikea.fr), sur lequel vous pourrez consulter le rapport « IKEA - Responsabilité Sociale & Environnementale ».

 

 

[Alex] 

Prochainement ...

SAUVEZ UN ARBRE, MANGEZ UN BUCHERON ! 

 

 

 


Ici Prochainement, des articles sur l'environnement, dont :

Le Père Nobel Vert.
 

Compte-rendu de la Réunion pour Sciences-Politiques

Mercredi 26 septembre 2007, 14H30, salle de conférence du Lycée Hélène Boucher, Thionville.  Surnommée Sciences-Po pour les intimes, cette grande école ne forme pas, contrairement à la croyance populaire, les futurs hommes politiques, même si un certain nombre d’entre eux en sont sortis.

L’institut Sciences Politiques existe depuis 1870 et sa longévité autant que son excellence réputée en font une des plus prestigieuses écoles françaises. Néanmoins, aujourd’hui, l’école se défend de toute sélection élitiste et assure que ses portes sont ouvertes à nombre d’étudiants ouverts sur le monde.

 

Les différents instituts

Les différentes instances de Sciences-Po indépendantes de Paris sont Lille, Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Aix, Toulouse, Rennes. Pour entrer dans un de ces Institut d’Etudes Politiques, il faut passer un concours pour chaque école, encore que cette année, il semblerait qu’il y ait un concours commun à une majorité de ces IEP.

Pour l’IEP Paris, c’est une autre histoire, le concours est unique à cette école, qui s’est toujours considérée comme plus réputée que les autres. Mais Sciences-Po Paris est décentralisé, il est donc possible en passant le concours de Paris d’intégrer les sous filières spécialisées que sont :

    _ Nancy : spécialisé dans les relations Franco-Germaniques.

                _ Dijon : spécialisé dans l’ouverture vers l’Europe de l’Est.

                _ Poitiers : spécialisé dans les relations Franco-Ibériques.

                _ Menton : spécialisé dans le Moyen et le Proche Orient, et la Méditerranée.

                _ le Havre : spécialisé dans l’ouverture avec l’Extrême Orient et l’Asie.

Bien entendu, les langues étudiées dans ces IEP sont en rapport direct avec la spécialité de l’établissement.

 

Les études

Après réussite du concours, commencent les trois premières années d’études dans l’IEP choisi, qui sont destinées à offrir aux élèves une certaine culture des sciences humaines générales. La dernière de ces trois années d'études n’est pas faite au sein d’un IEP français, mais les élèves partent une année dans le pays dont ils ont étudié la langue.

Enfin, viennent les deux années de professionnalisation à la fin desquelles, l’étudiant est diplômé et apte à exercer un métier, même s’il est possible de continuer ses études. Les différentes professionnalisations proposées sont :

<!-Affaires européennes /L'Ecole de Journalisme /Affaires internationales /Finance et stratégie /Affaires publiques /Gestion des ressources humaines /Carrières judiciaires et juridiques/Management de la culture et des médias /Droit économique /Marketing et Etudes  /L'Ecole de la Communication /Stratégies territoriales et urbaines.

Les aspects financiers sont les mêmes que ceux d’une fac, sauf à Paris où on fait appel à « la générosité des parents ».

 

L’admission (le sujet qui fâche)

Le concours de sélection est particulièrement ardu, le but étant de ne garder que 10% des candidats. Pour se présenter, il faut être titulaire du Bac. Les épreuves varient selon l’IEP, mais l’histoire, les langues étrangères, la culture générale et l’actualité sont des sujets qui reviennent couramment. Le programme d’histoire est commun à toutes les écoles, il s’agit de connaître parfaitement l’histoire mondiale du XXème siècle. Les concours d’entrée sont payants, environs 100€ l’entrée, et il est possible de tenter plusieurs concours à la fois.

 

Pour plus d’informations,  http://www.sciences-po.fr/portail/

N’oublions pas que malgré la difficulté d’entrée, Sciences-Po reste une école qui ouvrent de nombreuses portes et qu’il est très enrichissant d’y faire ses études.

 

Aux volontaires, Bon Courage !

 

[Fanny B.]

Devant une telle impératrice littéraire, lady & gentleman, on s’incline avec Stupeur et Tremblements

Seize ouvrages publiés en seize ans de carrière, soixante-sept manuscrits précieusement rangés dans des boîtes à chaussures,  quinze millions d’ouvrages vendus et traduits en 38 langues à travers le monde. Cette année encore, comme les quinze précédentes, une certaine Amélie Nothomb bouleverse la rentrée littéraire par un de ses romans inclassable. Portrait d’une écrivaine, Belge et très singulière …

           

Tout le monde la connaît ni d’Eve, ni d’Adam, Amélie Nothomb.

Elle est Belge, est née au Japon, cultive pour le pays de sa naissance un culte incroyable et envoûtant, a vécu ses enfance et adolescence dans des mondes aussi éloignés que Pékin sous la Bande des Quatre, à New York, où encore au Bangladesh. Elle écrit depuis ces 17 ans à un rythme effréné et jamais altéré de quatre heures minimum par jour, en commençant de préférence à cinq heures du matin. Dotée d’une plume acerbe et inimitable, elle décrit avec une étonnante économie de vocabulaire des situations, des paysages, aussi bien imaginaires qu’autobiographiques mais qui ne cessent, au fil de son œuvre de nous surprendre. Une tendance à dépeindre des situations anormales qui parfois tendent vers l’incompréhensible, lui permet de se démarquer de tous les auteurs de sa générations et d’acquérir des lecteurs fidèles, qui la suivent années après années.  En somme, elle n’a pas finit de faire rêver les initiés de la vague Nothomb.

« J’imagine mon inconscient comme un gigantesque processus digestif »

Et cette année encore, au moment où les critiques littéraires l’attendaient au tournant suite à ses deux derniers ouvrages jugés médiocres, elle nous offre un époustouflant et émouvant ballet japonais où elle est, une fois de plus au centre des danseurs.  Ni d’Eve ni d’Adam est une fresque contemporaine et autobiographique du Japon des 90’s. Amélie y évoque son premier coï (et sans le "t"), jugé « tellement plus beau et plus noble qu’une bête histoire d’amour ». Voici ces propres propos pour désigner ce livre hors du commun :

« Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employées. Ni d'Eve ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un tokyoïte très singulier. »

 

Avis de lecteur(s)

Lectrice assidue de Mademoiselle Nothomb , j’ai été particulièrement impressionnée et émue par ce nouvel ouvrage. J’ai toujours apprécié ses livres, avec plus ou moins de passion, avec un net penchant pour ses autobiographies, tout en me désolant de la distance que les mots ont toujours mis entre elle et ses lecteurs. En effet, malgré le fait qu’elle se dévoilait toujours beaucoup, jamais je n’ai jamais pu apprécier ce lien intime que l’on retrouve souvent entre l’autobiographe et son lecteur. Et lors de la parution de Ni d’Eve ni d’Adam, et surtout à sa lecture, je n’ai pu contenir ma joie, ni mes larmes d’ailleurs.  Pour la première fois se lie entre auteur et lecteur une véritable complicité, plus encore que pour ses autres livres, nous sommes emportés dans l’élan de cette vie japonaise, les lieux, les paysages, les gens, tout nous semble familier. Nous abordons le Japon avec les mêmes yeux émerveillés qu’Amélie. Le mont Fuji, Tokyo, la sorcière Yamamba s’emparent de nous comme nous serrons plus fort encore le livre entre nos mains. Nous nous prenons au jeu des sentiments et des remords, de la culpabilité frivole de l’auteur. Et la fin n’a pas finit de nous lier avec ce personnage si étrange et si attachant en raison de sa disparité apparente et pourtant de son lien si fort avec l’espèce humaine, dont elle est, sommes toutes, un des plus dignes représentants. Une improbable mais belle leçon d’humanité.

 

« Peu glorieuse la fuite ? C’est pourtant mieux que de se laisser attraper. Le seul déshonneur, c’est de ne pas être libre ».

 

[Fanny B.]

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PiX : Noelle & Amélie Nothomb au cours d'une séance de dédicasse plutot humide au Virgin de Paris.

Révolte des détritus et des futurs chômeurs !

Voilà un certain temps que les rumeurs courraient, le candidat UMP actuellement président nous l’avait promis, l’enseignement national est bon pour la réforme! Avec ses suppressions de poste en masse, près de 11 000 enseignants partant à la retraite qui ne verront pas leur poste renouvelé, et le Ministre de l’Education Nationale Xavier Darcos qui dénonce les filières sans débouchés pour mieux suggérer une réforme du Bac, en effet, ça se réforme sec!

 

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Pot de départ!

22.700 suppressions d'emplois dans l'Etat l'an prochain, dont près de 11 000 dans l’Education Nationale, on peut dire que le nouveau Président de la République n’y va pas avec le dos de la cuillère. Aidé de son fidèle Ministre Darcos, ils veulent diminuer les dépenses de l’Etat en exterminant les fonctionnaires! « Dans le second degré, il y aura des départs à la retraite non remplacés: ce sont, en proportion, les fonctionnaires non enseignants -cadres, agents techniques ou administratifs-, qui représentent 20% des postes, qui seront le plus concernés », précise le ministre de l'Education, qui pour se justifier ajoute plus loin qu''on ne manque pas de professeurs', la France en comptant 83 pour 1.000 élèves dans le secondaire contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume Uni.  Néanmoins, il est peut être utile de se demander si cette excuse est une bonne raison pour rabaisser plus bas encore le niveau éducatif en France. La surcharge des classes est-elle une solution valable dans le règlement de la dette sur le long terme ? Le gouvernement est-il, tout comme le marché, atteint de myopie ?

 

Filières L, poubelles ! Filières ES, bientôt la sieste !

Dernièrement, les rumeurs prêtent à Xavier Darcos les termes de « filière poubelle » concernant la Section Littéraire, et de « filière pour futurs chômeurs » lorsqu’il parlait de la Section Economique et Sociale. Si la forme a pu être enjolivée, le fond n’en reste pas moins le même.

Ses propos se rapprochaient d’avantage de 'Attention, en particulier aux filières sans débouché évident. Je pense à 'ES' (économique et social). Elle attire beaucoup d'élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie... sans toujours un emploi à la clef'.

Propos qui ont déclenché un véritable tollé chez les professeurs de SES et parmi les étudiants, non sans raison. L'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) s'est alors demandé s'il était 'mal informé ou mal intentionné'.  Suite à ces déclarations, il semble utile de mettre les choses au clair :

Rappelons que les bacheliers ES poursuivent pour la plupart des études, soit 62.5% qui ont choisi l’enseignement supérieur long qui se répartissent à raison de 17,5 % en sciences humaines et sociales, 15 % en droit, 8,5 % en sciences économiques, 8 % en administration économique et sociale, 7,5 % en langues, 3,5 % en lettres et 2 % dans d'autres domaines.
Concernant le reproche qui est fait aux sections ES eu égard à leur moindre proportion dans les grandes écoles préparatoires, n’oublions pas de dire que ces grandes écoles sont avant tout destinées aux S, et ajoutons que les ES dominent les écoles de prépa économiques et commerciales avec 44% des effectifs.

Enfin, il faut savoir que les élèves issus de ES ont le plus fort taux de réussite dans l’obtention des licences sans redoublements avec 74,9 % de réussite.

Pas si mal, pour une filière « fourre-tout » «pour ceux qui ne veulent pas faire de lettres et qui ne sont pas capables de faire S», et qui est selon Claude Allègre, autre ministre qui a voulu annihiler les ES, une « erreur génétique »…

Du côté de la section littéraire, les allégations du ministre de l’Education Nationale ne sont pas plus tendres, parlant d’une section « floue » concurrencée par la section ES. A décharge des L, il semble utile de rappeler que les restrictions budgétaires au niveau des langues anciennes (les professeurs doivent se battre pour maintenir le latin dans un lycée) ne sont pas faites pour aider la filière littéraire en ce sens.

 

Et la raison de tout ceci ?

Etant élève de filière ES, je ne peux m’empêcher d’avoir un sursaut d’orgueil et d’être blessée par de tels propos, surtout s’ils viennent de quelqu’un qui veut créer une filière unique pour le Bac le matin, qui est issu de Lettres classiques et fait sonner la suprématie des S le midi, et qui souhaite faire un collège multiple le soir …

Un peu paradoxal, non ?

 

 [Fanny B.]

 

Sources: Le Monde & Cie 

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