25.03.2008
The world who sold the men
Il est un pays où les immenses montagnes concurrencent les nuages, il est un pays où la neige recouvre les sommets d’où émergent parfois quelques temples voués à la paix, il est un pays où le silence était autrefois gage de sagesse. Aujourd’hui, le silence est dans ce pays synonyme de répression. Voilà cinquante sept ans que ce pays vit sous l’occupation chinoise, sans que la communauté internationale ne lève le petit doigt. Aujourd’hui, ce peuple brimé s’est levé, et son désir de liberté a rencontré sur son chemin chars, armes, et violence, autant de réponses chinoises à la révolte tibétaine.

Lhassa, Tibet, 10 mars 2008, anniversaire du soulèvement de 1959 contre le régime chinois. Bonzes et tibétains se regroupent dans la capitale du Tibet pour effectuer ce qu’il semblait être une marche pacifique contre l’occupation chinoise et qui a dégénéré _ avant ou après la répression policière ? nul n’est en mesure de le savoir _ en attaques violentes sur les commerces et les habitants non-tibétains de la ville. Cependant, les faits ayant été rapporté officiellement par l’empire chinois, il est nécessaire de les relativiser, le pays étant fermé aux journalistes, sur ordre du gouvernement chinois. De ce fait, les informations sont succinctes et invérifiables. Il semblerait cependant que la capitale tibétaine soit sous couvre-feu et que la répression policière et militaire soit toujours à l’ordre du jour, du fait de la résistance de quelques dissidents tibétains qui refusent de se rendre aux autorités chinoises. La ville est sous silence, coupée du monde.
Impossible également de savoir exactement quelles ont été les conséquences humaines de la violente répression chinoise. Pékin fait état de dix-neuf morts dont dix-huit civils innocents. Qu’en est-il du civil non-innocent ? En parallèle, le gouvernement tibétain en exil en Inde depuis 1959, avance le chiffre de cent trente morts confirmés, un chiffre bien loin du bilan officiel chinois. Bilan officiel chinois, qui, quant à lui, annonce « 241 policiers blessés, dont 23 grièvement, et 382 civils blessés, dont 58 grièvement, soit un total de 623 blessés, dont 81 grièvement ». Notons que les rapports mettent l’accent sur le bilan policier, probablement de façon à souligner la violence qu’ils imputent aux dissidents tibétains…
Bien entendu, la communauté internationale, ne pouvant fermer les yeux devant la gravité des faits, exhorte le gouvernement chinois à stopper la répression au Tibet. Mais Pékin s’entête à « écraser fermement le complot antichinois », dont il a vraisemblablement peur qu’il s’étende. Le Quotidien du peuple, organe du gouvernement chinois, affirme que «La Chine doit fermement réprimer la conspiration visant au sabotage et écraser les forces tibétaines d'indépendance», et justifie les actes de l’armée chinoise en précisant que le Dalaï Lama n’est qu’un « hypocrite, qui trompe le monde avec son discours non violent et ses propositions de dialogue ». A croire que c’est « lui qui a commencé ». D’ailleurs, le Dalaï Lama et sa « clique » seraient à l’origine du soulèvement tibétain de Lhassa, selon le représentant papier du gouvernement chinois. De son côté, le Dalaï Lama, indifférent aux attaques, continue de demander ardemment à Pékin d’accepter de discuter avec le gouvernement tibétain en exil. Mais la Chine ne semble pas disposée à se laisser déborder, ni par les résistants tibétains, ni par l’opinion internationale, et maintient la répression, en dépit des tensions et de la polémique qui enfle au sujet des prochains Jeux Olympiques.
Boycott de la cérémonie d’ouverture, boycott des jeux, sanctions morales de la part de la communauté internationale, aucun pays, aucun gouvernement ne semble capable de prendre des mesures officielles ; en outre « L'Union [Européenne] semble en proie à de nettes divisions internes quant au degré de fermeté du message à adresser à Pékin. ». La question se pose de savoir si la dignité humaine nous permet d’assister et de participer à des jeux qui se jouent sous l’auspice de la terreur et de la dictature, alors même que la Chine avait assuré qu’elle accorderait une importance primordiale aux droits de l’Homme en vue des Jeux Olympiques ? Car le monde semble oublier que la Chine communiste reste le plus grand état autoritaire du monde, que la liberté n’est encore qu’une notion et non une norme dans ce pays. Bien sûr, la Chine, la puissante Chine qui prétend régner sur l’économie mondiale, la puissante Chine dont l’incommensurable armée menace ceux qui s’opposent à elle, la puissante Chine fait peur, elle menace le petit train-train des occidentaux et leur société de consommation. La Chine terrorise. Voilà pourquoi seuls les intellectuels semblent les seuls à se révolter contre l’intolérable répression chinoise au Tibet. Néanmoins, nous oublions un peu trop facilement que les jeux olympiques de Moscou ont été boycottés dans les années 1970, alors que le monde était sous la menace permanente de la Guerre Froide.
Cette absence de réaction signifie-t-elle que les intérêts économiques passent avant la vie humaine ? Remettons-nous en question la valeur de la vie des Tibétains pour conserver le confort de notre petite vie d’occidentaux matérialistes ? Apparemment oui, le monde préfère taire ses protestations et vendre les tibétains au profit d’une consommation et d’une paix officielle assurées. La Russie, de même qu’une centaine d’autres pays, aurait même assuré le gouvernement chinois de son soutien quant à la politique à mener au Tibet. Des décisions formelles, officielles, qui assurent à la Chine la présence de différents pays aux Jeux, font face aux manifestations contre la répression au Tibet ; comme au Népal, où la protestation a été matée à coup de gaz lacrymogène et d’arrestations. En Chine, un chinois qui militait contre la répression au Tibet, avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan «Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques ». Cet homme a été condamné à cinq ans de prison par les autorités chinoises. Et au premier ministre chinois de déclarer : « Ces soi-disant accusations selon lesquelles la Chine arrête les dissidents avant les Jeux olympiques sont fausses ».
Fanny B.
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01.12.2007
IN CAPOTES WE TRUST

LE CAS DE LA FEMME LIBEREE. (parce que Girls just want to have fun )
Vous aussi aimez faire la fête, sortir, rencontrer de nouvelles personnes, goûter toutes sortes de nouvelles choses, vous éclater en somme. Depuis peu vous avez entamé une relation que vous espérez sérieuse avec un garçon rencontré il n’y a pas si longtemps. Vous trouvez qu’il n’est pas si mal: sympa, gentil, attirant, stylé, et à première vue il a toutes les qualités pour vous plaire. Ca tombe bien vous avez vraiment envie de prendre du bon temps. En plus, ce soir c’est grand soir. Vous vous retrouvez chez lui, et il a tout préparé : sa chambre qui ressemblait avant à Hiroshima après l’attaque de la bombe atomique est maintenant un vrai petit nid douillet. L’ambiance est très détendue, et vous passez une très bonne soirée. Dans ses bras vous vous sentez relaxe, jolie et vos pensées deviennent de plus en plus lentes. Les choses s’enchaînent, et en bonne fille responsable que vous êtes vous pensez aux préservatifs. C’est vrai, il n’a fait aucun geste prouvant qu’il allait en mettre un, mais vous ne voulez pas passer pour la parano rabat-joie du coin, alors vous attendez un peu pour vous faire entendre. Au bout d’un moment, convaincue qu’il ne fera rien, vous lui murmurez doucement votre inquiétude, tout bas pour ne pas pourrir cette ambiance si agréable. Là il vous répond très gentiment qu’il n’aime pas en mettre, qu’il trouve ça très désagréable, et qu’il veut que rien ne gâche ce moment passé avec vous. Vous vous sentez tellement bien, et puis il est vraiment beau sous cet angle. Il vous dit des choses tellement romantiques, le genre de paroles qui vous fait bien rire d’ordinaire, mais là avec cette si bonne ambiance tout cela prend un certain charme. Alors vous faîtes l’impasse sur les capotes pour ce soir. C’est vrai, s’il avait une MST il ne vous aurait jamais fait cette proposition. Et puis ce n’est pas parce qu’une fois dans l’année vous avez un comportement à risques qu’il va forcément vous arriver tous les problèmes du monde. Le reste de la soirée se passe merveilleusement bien, et le lendemain matin vous ne regrettez absolument pas d’être restée à ses côtés malgré vos réticences du début. Vous rentrez chez vous très heureuse, vous avez passé une super soirée en compagnie d’un gars vraiment bien, exactement le genre de choses qu’il vous fallait. Mais voilà, dans votre enthousiasme de la veille vous avez complètement oublié de prendre votre pilule, vous étiez tellement fatiguée par le bahut, et en même temps tellement motivée à l’idée de passer une bonne soirée, que l’idée ne vous a même pas traversé l’esprit. Vous réalisez votre oubli pendant que vous êtes devant la télé à regarder une page de pubs, et dès lors vous ne verrez plus jamais Barbie Princesse des Fleurs de la même façon. Comment cette blonde peroxydée complètement superficielle et habillée comme une traînée qui s’est roulée dans un champ peut-elle vous sourire de cette manière, alors que vous êtes en train de passer les minutes les plus angoissantes de votre vie? Une peur indicible vous assaille: vous ne voulez pas tomber enceinte, vous vous trouvez trop jeune pour ça, avoir un enfant maintenant n‘est même pas envisageable. Et vos études? Votre avenir? Comment être adulée sur les plages avec une cicatrice de césarienne qui vous massacre le ventre? Et comment élever un bébé, vous qui avez déjà du mal à ranger votre chambre et qui ne savez même pas cuisiner sans mettre le feu à la moitié de votre maison? Soudain une solution apparaît à vos yeux : la pilule du lendemain. Vite, vous n’avez pas beaucoup de temps pour agir, il est déjà assez tard. Vous êtes en panique, complètement déboussolée, et vous interrompez votre questionnement existentiel pour vous rendre dans la pharmacie la plus proche, il ne reste que quelques minutes avant sa fermeture. Vous n’avez qu’une pensée à l’esprit : prendre cette foutue pilule. Vous courez pour atteindre votre but le plus rapidement possible, et vous évitez de justesse un camion qui fonçait droit sur vous : pas le temps d’emprunter les passages piétons. Après ce parcours à la Rocky, vous seriez presque sur le point d’hurler « Adrienne » à la pharmacienne qui se tient en face de vous tellement vous êtes désespérée et en même temps soulagée d’être là. Cette dernière est aimable comme une porte de prison, mais à ce moment-là vous n’en avez absolument rien à faire. Après vous avoir écoutée, elle vous donne enfin la précieuse pilule, que vous vous empressez de prendre une fois arrivée chez vous. Vous avez toujours été chanceuse avec les médicaments, et les effets secondaires ne se font pas attendre. Normalement ils sont rares, mais là vous venez de gagner le gros lot : vous avez l’impression qu’une grenade à fragmentation a explosé dans votre ventre, votre mal de tête vous donne envie de vous fracasser le crâne conte les murs tellement la douleur est insupportable, et la nausée vous prend à la gorge. Vous êtes dans un état lamentable, et une envie de meurtre devient de plus en plus forte dans votre esprit : vous repensez à cette fameuse soirée, aux paroles tellement belles que le garçon vous a dites, à la meilleure façon de le trucider, de lui arracher les yeux, de l’émasculer et de broyer son corps en restant la plus discrète possible. Simplement pour qu’il vive ce que vous subissez en ce moment. Quelques temps plus tard, après avoir contrôlé que vous n’étiez pas enceinte, vous êtes soulagée et complètement lessivée. Le petit nuage sur lequel vous flottiez a été complètement déchiqueté, et la chute a été brutale. Vous avez encore du mal à digérer ce qui s’est passé, tout est arrivé tellement vite. Vous revoyez une de vos amies et vous lui racontez votre histoire. Bien sûr vous évitez de préciser qu’en plus de vous avoir donner la peur de votre vie, le garçon super charmant vous a refilé son herpès. Rien que ça. Vous avez passé les pires moments de votre existence, à vous demander si vous retrouveriez un jour forme humaine, quand vous observiez devant votre miroir la chose qui vous servait autrefois de bouche mais qui là ressemblait plus à un vulgaire bout de viande rongé par l’acide. Votre amie vous réconforte, elle est compréhensive. Malgré cela elle ne peut pas se retenir de vous montrer la photo du garçon qu’elle a rencontré récemment, un gars super sympa d’après elle, et tout timide qui lui a avoué n’avoir jamais eu de vraie petite-amie auparavant. Cela l’a tellement émue, cet élan de sincérité venant de quelqu’un qui semblait si sûr de lui, qu’elle n’a pas pu résister. En voyant sa photo vous avez un choc : vous reconnaissez immédiatement ce visage, celui que vous rêviez de lacérer à coup de machette quand la douleur devenait de plus en plus forte. Vous regardez votre amie, et soudain vous apercevez au coin de ses lèvres une petite marque. Plus aucun doute : elle aussi a rencontré le garçon super charmant.
La vie a un humour très communicatif: elle veut faire participer tout le monde.
Guide de survie de la femme libérée
- Utilisez un moyen de contraception en plus des moyens de protection : pilule, patch contraceptif, implant, stérilet, diaphragme etc. Il en existe beaucoup, mais le plus important est de trouver celui qui vous convient le mieux. Pour cela vous pouvez consulter un médecin, ou un gynécologue.
- Si vous rencontrez un garçon qui a l’air super et qui ne veut pas mettre de préservatifs (alors que vous vous connaissez à peine), dégagez-le. Ne prenez pas le risque d’attraper une MST simplement parce que le gars en face de vous a une bonne tête.
- Si vous avez eu un comportement à risques, allez voir un médecin ou un gynécologue, qui vous fera peut-être faire des tests de dépistage.
- Si vous avez des irritations, une sensation de brûlure, ou des rougeurs après un rapport protégé, vous êtes peut-être vous aussi allergique au latex ou aux lubrifiants/spermicides contenus dans certains préservatifs. (voir Le guide de survie de l’homo sapiens pour plus de détails) Dans ce cas vous pouvez soit utiliser des préservatifs féminins (Femidom) en polyuréthane, soit prendre des préservatifs masculins en polyuréthane ou en latex déprotéinisé. Dans tous les cas allez-voir un médecin ou un gynécologue, qui pourront vous conseiller convenablement.
- Trouvez un gynécologue. Il est important d’avoir un spécialiste à votre écoute, qui connaît son métier et qui saura vous conseiller, et vous soigner si besoin. Si vous ne voulez pas que ce soit un homme, il y a des femmes gynécologues qui exercent très bien. Le plus important est de trouver une personne compétente et en qui vous avez confiance. Si celui ou celle sur lequel vous tombez est un boucher et un abruti, trouvez-en un autre, il ne faut pas qu’une mauvaise expérience vous dégoûte à vie du personnel médical. N’oubliez pas que certaines MST n’ont aucun symptôme, et que seules des consultations gynécologiques régulières permettent de dépister et de traiter à temps le cancer de l’utérus ou autres MST de ce genre.
- Si vous prenez la pilule, faites attention : certains antibiotiques peuvent diminuer son efficacité, et la prise de tabac entraînent des risques cardio-vasculaires. En cas de doute, parlez en à un médecin ou à votre gynécologue.
-Si vous sortez souvent et que vous buvez beaucoup, trouvez une horaire pour la prise de votre pilule qui espace de 4h la prise du comprimé et votre consommation d’alcool. (Si vous vomissez avant ces 4 heures, il se peut que votre pilule ne soit pas digérée, et donc c’est comme si vous ne l’aviez pas prise.)
- Si vous avez un oubli de pilule, prenez le plus rapidement possible le comprimé oublié, et continuez votre plaquette normalement. (Ce n’est pas grave si cela équivaut à prendre deux comprimés dans la journée.)
- Si vous avez une MST ou une IST, protégez-vous ou faites en sorte que votre partenaire le fasse, pour éviter toute contamination. Si vous entamez une relation sérieuse et que vous avez une IST du type herpès, prévenez-votre partenaire: il y a de gros risques qu’il l’attrape aussi. Dans tous les cas, consultez un médecin ou votre gynécologue, qui sauront vous conseiller convenablement.
- Si vous avez un risque d’être enceinte et que vous ne voulez pas l’être, vous pouvez prendre la pilule du lendemain (NorLevo) dans les 12 heures suivant le rapport, au plus tard 120 heures (5 jours) après celui-ci, mais son efficacité diminue avec la durée du laps de temps entre sa prise et le rapport. Elle est disponible gratuitement, sans ordonnance et anonymement dans les pharmacies si vous êtes mineurs. (N’hésitez pas à faire un scandale dans la pièce si le pharmacien refuse de vous la donner, il DOIT le faire, vous pouvez très bien lui faire un procès si ce n’est pas le cas.) Pour les majeurs, cette pilule est remboursée à 65% dans le cadre d’une prescription. Après l’avoir prise, vous pouvez être sujette à des nausées, des vomissements, des saignements etc. Si vous prenez déjà la pilule contraceptive, il faut continuer votre plaquette jusqu’à la fin (même si vous avez pris un comprimé en retard) et attendre vous prochaines règles (après 5 jours de retard, faites un test de grossesse). Utilisez des moyens locaux de contraception en attendant la nouvelle plaquette (préservatifs, spermicides, stérilet…) Pour éviter tout doute, allez chez un médecin ou un gynécologue.
- Si vous n’avez pas pu prendre la pilule du lendemain, ou que celle-ci n’a pas fonctionnée, il vous reste deux solutions : avorter ou garder le bébé. C’est VOTRE décision, ne laissez personne la prendre à votre place, vous pourriez le regretter plus tard. On peut cependant distinguer deux catégories dans les femmes qui avortent: celles qui s’en moquent éperdument et qui considèrent presque ça comme un moyen de contraception comme un autre, et celles qui culpabilisent beaucoup à l’idée de le faire. Une IVG n’est pas une chose facile, il y a une douleur physique et morale qui peut être très importante. Vous ne devez l’envisager qu’en dernier recours. De grâce, ne faîtes pas partie de la première catégorie.
LE CAS DU FETARD, HOMO SAPIENS CONVAINCU
Vous aimez faire la fête, aller en boîte, rencontrer des filles, vous éclater les neurones avec toutes les substances possibles. L’alcool rend tous les gens beaux, et au bout de quelques cocktails vous vous dites que l’endroit où vous passez la soirée est vraiment un repère à canons, et le trumeau sur lequel vous auriez vomi il y a quelques temps est devenu en quelques minutes une véritable princesse. La lumière n’est pas vraiment bonne, et votre vue commence à vous jouer des tours. Mais ce n’est pas grave, vous ne vous êtes jamais senti aussi bien, sexy, super attirant. Ce soir rien ne pourra vous résister, même pas cette fameuse princesse, installée à quelques mètres de vous. La vodka vous a aidé à faire votre plein de confiance en vous, et vous êtes sûr et certain qu’elle tombera dans vos bras au premier clin d’œil. Et dans votre infinie sagesse éthylique, vous avez raison. Vous ne le saurez que plus tard, mais la fille en question est aussi bourrée que vous, et de loin elle vous trouvait vraiment beau. De loin seulement. Vous faîtes le coup classique : prénom et numéro de téléphone, tout en sachant l’un et l’autre que vous ne vous en souviendrez plus dans quelques heures. Et voilà, les choses s’enchaînent rapidement, et vous êtes maintenant tous les deux dans un coin à peu prés tranquille: pas le temps d’aller chez vous, alors le pan de mur fera l’affaire. Ca ne vous dérange pas plus que ça, vous êtes un Warrior, rien ne vous fait peur, et puis dans l’état où vous êtes vous trouvez même cette situation super marrante. Vous n’êtes pas assez lucide pour penser à enfiler un préservatif, mais vous êtes assez vivace pour satisfaire votre libido. Parce que Mère alcool est infiniment bonne, elle vous permet de vous fracasser la tête en prenant votre pied. Les choses se passent, ça n’a pas duré très longtemps, maintenant vous sentez des haut-le-cœur faire leur apparition. Plus qu’une envie: prendre l’air. La princesse aussi en a besoin, et chacun de vous part de son côté pour se remettre de ses émotions. Vous êtes quand même fatigué, tituber dans un espace restreint n’est pas chose aisée, et faire quelques mètres à pied relève du parcours du combattant. Mais voilà, en bon Warrior que vous êtes, vous arrivez à rejoindre vos amis. Vous finissez la soirée avec eux, et rentrez chez vous complètement épuisé. Le lendemain la gueule de bois épouvantable qui vous martèle la tête vous empêche de vous rappeler les quelques souvenirs que vous avez de la veille, et vous passez le reste de votre journée à prendre de l’aspirine et à vous reposer. Bilan : bonne soirée, bons délires, un truc bien en somme. Mais voilà, deux jours plus tard vous localisez des rougeurs sur l’endroit même de votre fierté, la partie intime de votre corps qui fait toute votre virilité. Vous espérez que ça passera, et même si vous êtes inquiet, vous laissez faire. Au bout de quelques temps, votre soudaine fatigue donne l’impression d’avoir fait empirer la chose, et le bas de votre anatomie ressemble plus à un champ de coquelicots explosé à coup de grenade plutôt qu’à un véritable corps humain. Là plus aucun doute : c’est un problème. Alors hop, vous allez chez le médecin, et le verdict tombe : herpès génital. La peau satinée de la princesse dissimulait en fait une MST assez fréquente, et comme les symptômes peuvent être invisibles et la personne contagieuse quand même, on peut dire que vous vous êtes bien fait avoir. Le docteur vous prescrit des médicaments et vous renvoie chez vous, non sans vous prévenir que vous ne pourrez jamais guérir, seulement soigner vos éruptions cutanées qui feront maintenant partie de votre quotidien. Et bien sûr il vous recommande de toujours vous protéger à l’avenir car vous êtes maintenant contagieux. Vous êtes mal, complètement dégoûté. Mais le pire est à venir : quelques temps plus tard, après avoir enfin réussi à accepter votre situation, la princesse vous appelle. Hé oui, ce fameux soir elle a récupéré votre numéro de téléphone, et là elle vous annonce qu’elle est enceinte. Vous manquez de vous évanouir en l’apprenant, et vous priez pour que tout cela ne soit qu’une mauvaise blague. Mais la vie n’a pas le même humour que vous, et en même temps qu’elle vous répète son prénom la princesse ajoute qu’elle veut garder le bébé, parce que ses convictions religieuses lui interdisent d’avorter. Sur ces mots elle vous prévient que son père, un homme très juste et hyper croyant, n’acceptera jamais que sa fille ait un enfant hors mariage, et que si vous ne faîtes pas l’effort d’au moins reconnaître l’enfant à sa naissance il vous apprendra à être responsable à coup de fusil à pompe. Aucun doute, elle a les arguments pour convaincre. Une pensée jaillit soudain dans votre esprit encore embué par les événements : fuir le plus loin possible. Mais voilà, l’image d’un homme vous tirant à bout portant dans l’estomac dans le hall d’un aéroport finit de vous convaincre que vous n’avez pas le choix.
Après ce petit épisode vos amis n’oublieront pas de vous faire remarquer que vous êtes une des personnes les plus malchanceuses de la Terre, et cela bien malgré vous.
Guide de survie de l’homo sapiens. (Erectus?)
- Ayez toujours des préservatifs sur vous, on ne sait jamais. (vérifiez leur date de péremption, faites attention à ne pas les endommager, sinon ils n’auront plus aucune utilité.)
- Si vous n’aimez pas en mettre car ils vous donnent des irritations, vous êtes peut-être allergique au latex (10% de la population l‘est) ou aux lubrifiants/spermicides comme le Nonoxynol-9 (N-9) contenus dans certains préservatifs: environ 90% des réactions allergiques d’ordre génital sont dues à cela. En cas de doute, consultez un médecin.
En tout cas, cela ne doit pas vous décourager:
+Pour une allergie au latex, vous pouvez prendre des préservatifs en polyuréthane ( DUREX Avanti, PROTEX Original 002, Ceylor Non-Latex, RFSU Zenith) ou en latex déprotéinisé (MANIX Crystal).
+Le Nonoxynol-9 peut être trouvé dans des préservatifs préemballés ou dans des lubrifiants commerciaux. Lorsque vous achetez soit des capotes soit un lubrifiant, vérifiez sur l’étiquette qu’ils ne contiennent pas de N-9.
- Si vous voulez utiliser des lubrifiants avec des préservatifs en latex, n’utilisez que des crèmes lubrifiantes à base d’eau (hydrosolubles) ou à base de silicone : JAMAIS de substances grasses telles que la vaseline, les lotions corporelles, les huiles, etc. car elles rendent le préservatif poreux.
- Si vous voulez quand même utiliser de la vaseline, des huiles etc. , vous devez prendre des préservatifs en polyuréthane, car ceux-ci ne deviennent pas poreux.
-Si vous avez couché avec une inconnue, sans protection, et complètement bourré, il serait préférable de guetter tout signe suspect (irritations, coulées, démangeaisons…): il s’agit peut-être d’une IST (Infection Sexuellement Transmissible) ou pire. Si vous avez des doutes, allez chez le médecin. Et un conseil: ne recommencez plus.
- Si vous et votre partenaire êtes ensembles depuis longtemps, et que vous êtes sûr qu’elle ne couche avec personne d’autre (et que vous faîtes de même), et que vous ne voulez plus mettre de préservatifs, vous devriez d’abord passer ensemble un test de dépistage du VIH. Mais il faudra songer à garder une contraception pour éviter toute grossesse non désirée. (pilule, implant, etc.)
- Si vous avez eu un « accident » de préservatif, allez voir un médecin et faites des tests de dépistage. Nombre de MST ne présentent aucun symptôme et peuvent devenir graves. Il vous faudra peut-être refaire des tests un peu plus tard, et tant que vous n’êtes pas sûr d’être en bonne santé, protégez-vous à chaque rapport.
- Si vous avez une MST ou une IST (herpès génital, syphilis, etc.): tout d’abord soignez-vous, protégez-vous pour ne pas contaminer votre partenaire. Si vous entamez une relation sérieuse, et que vous avez une IST comme l’herpès génital, prévenez votre partenaire, il y a de fortes chances pour qu’elle l’attrape aussi. (Ne faîtes pas genre « Salut, moi c’est Kévin, herpès génital » , vous risquerez de la faire fuir. Arrangez-vous plutôt pour le lui dire calmement, cela lui évitera de s’en rendre compte par elle-même quand elle découvrira l’infection sur son propre corps.) Surtout allez voir un médecin, lui pourra vous conseiller et vous dira comment agir quant à votre sexualité.
- Si votre petite-amie ou la fille avec qui vous avez couché tombe enceinte, prenez vos responsabilités. Qu’importe la décision qu’elle prend ou que vous prendrez ensemble, il faut vous dire qu’elle n’est pas tombée enceinte toute seule, vous étiez là, donc vous êtes aussi responsable qu’elle.
#Ces conseils sont aussi valables pour les homosexuels, il suffit juste de remplacer le « elle » par « il » et de ne pas prendre en compte les problèmes de grossesse non désirée. ;-)
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21.11.2007
Les hommes sont sortis de terre,comme les épinards.
Vous n’aimez pas la philosophie. Ou pire, vous souhaiteriez aimer, mais vous vous sentez dépassés, nuls, incultes, quand vous êtes devant un énoncé tel que «Qui est Je pour dire moi? ». Les cours de philo sont uniquement pour vous l’occasion de vous rincer l’œil devant votre jeune et jolie (beau) professeur, ou au contraire des heures de supplice à supporter le stéréotype même du gardien de prison nazi, qui vous déteste parce que vous faîtes partie de la société de consommation, et qui est toujours habillé en noir car il porte le deuil de l’humanité. Le simple mot « philosophie » vous fait frissonner, et vous rappelle que votre sujet de dissertation à rendre pour demain est quelque part dans votre chambre, entre les cannettes de bière, le linge sale et le devoir d’allemand mal ressorti de la broyeuse. En bref, vous considérez que la philosophie n’est pas pour vous, et que vous seriez beaucoup plus performants si on vous laissait faire des réflexions sur Kant pendant un trip sous acide. Si vous réunissez au moins une de ces conditions (et ne vous inquiétez pas, vous êtes nombreux dans ce cas) alors ce livre est fait pour vous:

Le titre n’est pas très accrocheur, la couverture non plus, mais le contenu suffit à rattraper le reste. Avec des questions telles que « Avez-vous déjà mangé de la chair humaine? », « Pourquoi ne pas vous masturber dans la cour du lycée? », « La police existe-t-elle pour vous pourrir la vie systématiquement? », ou encore «Pourquoi pouvez-vous acheter librement du haschisch à Amsterdam et pas dans votre lycée? », l’auteur applique la philosophie à la vie courante, avec un humour certain, le tout ponctué de textes écrits par les plus grands philosophes. Qui aurait cru qu’un livre de philosophie pouvait faire rire? Pourtant, c’est le cas ici, et on s’intéresse, mieux, on adore, on en redemande. Néanmoins, ne pensez pas trouver dans cet ouvrage de quelconques pompes pour vos futurs devoirs, ayant été écrit par un professeur de lycée technique, toutes vos notions de cours ne seront pas forcément présentes, et si le livre est bien fait, simple et concis, ce n’est pas pour autant un atlas complet. Mais il a pour mérite, et pas des moindres, de vous réconcilier avec la matière.
Alors, chers élèves désespérés, hâtez-vous d’avoir cet ouvrage chez vous (ou chez un(e) ami(e) ) , lisez-le, savourez-le, et puis, pourquoi pas, venez rapporter ici vos impressions. Et si après l’avoir lu, rien n’y fait, vous ne supportez toujours pas la philosophie, et bien dans ce cas il ne vous reste pas beaucoup de choix. Rappelez-vous seulement que les acides ne sont pas en vente libre à l’entrée du lycée, et que les armes à feu sont soumises à une réglementation stricte.
Sheeby
16:45 Publié dans A la Une, Culture | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
06.11.2007
Je suis le chouchou du pompiste

Une exposition sur le développement durable ? Tout d’abord, en tant que lycéen (mais surtout adolescent), me vient l’idée de ne pas aller en cours pour une journée entière - première raison d’accepter - puis en second plan : c’est quoi au juste le développement durable ? Que je n’accepte pas n’importe quelle sortie … et là, gros travail de la mémoire. Je connais le développement durable. Exact : je l’ai appris en SES, et ayant écouté la prof de philosophie, j’ai appris par cœur ce terme - car oui, apprendre par cœur n’est pas abrutissant, première chose apprise pour ma première année de philosophie. Le développement durable, c’est permettre le développement des générations présentes sans compromettre les besoins des générations futures. Et ainsi, jamais déçu par les activités proposées par le lycée, j’accepte.
Développement durable, terme moderne. J’imagine ainsi une exposition moderne, dans un lieu moderne : Design et Culture ; le parfait accord . Mais après un voyage en bus quelque peu hasardeux, me voici arrivé devant un hangar sûrement plus vieux que mes arrières grands parents placardé du nom de l’exposition « ALL WE NEED ». « Euh c’est un abattoir ?! ».
Passé mon étonnement et les quelques minutes d’attente dans le froid sibérien réduisant quelque peu la fierté masculine (eh oui, le lieu n’est pas chauffé, développement durable oblige), on commence la visite qui annihile toutes mes appréhensions. Muni d’oreillettes permettant d’écouter des films, interviews et œuvres, j’erre paisiblement d’ateliers en ateliers.
Le développement s’y expose dans toutes ses dimensions. Un atelier consacré a l’amour : se côtoient ainsi images érotiques et mur rouge sur lequel chacun peut graver un bout de son histoire (je passerai évidemment sur les quelques lettres que j’ai noté à ce moment précis). L’amour sous toutes ses formes, pulsions libidinales d’adolescents élevés à la pornographie, petits mots d’amour sur un mur gratté par les visiteurs.
La visite prend ensuite des airs de cours de philosophie avec un atelier « rêves », d’immenses canapés blancs cotonneux, emmitouflants nous poussent aux rêves et à l’imaginaire, accentué par une fumée blanche et une lumière rose : atmosphère reposante …
Toute la visite est donc parsemée d’ateliers en tout genre (musical, films, interview, photographie) avec une touche ludique en prime : un toboggan de quinze mètres pour descendre les quatre étages de l’exposition, qui s’apparente a une exposition artistique tant l’esthétisme, la présentation et l’originalité sont soignés.
L’atelier que l’on retiendra comme le plus percutant est basé sur un principe simple : les grains de riz, un grain représentant une personne. Et ainsi nous avons pu voir qu’il y a autant de personnes qui vivent chaque jour avec moins d’un dollar en Amérique du sud que de personnes qui mangent dans un Macdonald. Ou encore qu’aux Etats-Unis le même nombre de personnes vivent dans une prison ou dans une maison disposant d’un système de sécurité. Sans parler du nombre scandaleux de personnes qui sont millionnaires dans le monde face au nombre tout aussi impressionnant de personnes séropositives à l’échelle mondiale. Quant à la représentation des morts de l’Holocauste, elle est simplement insoutenable.
Une exposition aura donc réussi le pari de faire passer un message plus qu’actuel et moderne tout en sachant divertir une bande d’adolescents plus habitués aux frasques de Bart Simpson et aux injustices décrites par des rappeurs de plus en plus brailleurs.
La fin de l’exposition se finit sur le calcul personnel de l’impact écologique de chacun. Et sortant pas peu fier de cet entretien stressant et angoissant avec l’écran d’ordinateur qui doit m’annoncer si je suis pollueur ou un futur Nicolas Hulot, je répète à qui veux l’entendre mon résultat : « Si tout le monde vivait comme moi, il faudrait 1.9 planètes pour tout le monde ». Sachant qu'il en faudrait 4 pour que tout le monde suive le mode de vie des Occidentaux ma satisfaction est pleinement justifiée mais évidemment je n’ai pas fière allure face à Cuba qui est le seul pays au Monde à pouvoir prétendre se suffire de notre Planète bleue. En effet, il est le seul pays a avoir un impact écologique signifiant que si tout les pays vivaient comme lui, la Terre nous suffirait ; il en resterait même un peu, de quoi donner aux Etats-Unis qui dépasseraient sûrement un peu leur quota.
Ainsi, plus que de ne pas aller au Lycée une journée, cette exposition aura permis de comprendre et d’assimiler des choses dont nous n’avions peut être pas encore conscience. Esthétisme, art, culture et pédagogie seront donc les mots-clés de cette journée particulière.
Lucas L.
23:15 Publié dans A la Une, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.10.2007
Le nucléaire iranien et ses origines
Beaucoup d’entre nous ont entendu parler de l’Iran et de son projet de se doter de centrales nucléaires civiles. Mais quelles sont les réelles intentions du président Ahmadinejad et d’où vient cette si forte opposition à la culture européenne ?
L’Iran n’a pas toujours été une république islamique. Elle a connu de nombreux rebondissements dans son histoire qui ont profondément marqué sa culture et son système politique. A la fin de l’antiquité, le pays fut envahi par les musulmans au VIIe siècle qui y instaurèrent l’islam chiite (l’Iran étant le pays qui abrite le plus de musulmans chiites, opposés aux sunnites généralement majoritaires). L’Iran connut alors des rapports assez tendus avec l’Occident. Ce n’est qu’au début du XXe siècle, après une révolution, que la dynastie des Reza Pahlavi prit le pouvoir avec à sa tête un empereur appelé Shah, et nationalisa le pétrole en 1953 grâce au président Mossadegh. Le pays connut alors une prospérité économique, politique et un fort développement industriel. Les cultures et mœurs occidentales purent ainsi s’exporter en Iran.
Mais le dernier des Shah, Mohammad Reza, fit décliner l’économie du pays. Poussé par des révoltes populaires, il dut s’enfuir du pays en 1979, laissant la place à l’Ayatollah (en arabe cela signifie « guide suprême ») Khomeiny qui créa le « conseil des Gardiens » et imposa une république islamique. L’Iran rompit alors toutes les relations internationales : son dirigeant voulait lutter contre le « Grand Satan » (les Etats Unis) et le « Petit Satan » (Israël).
Khomeiny créa alors la République Islamiste d’Iran. A sa mort en 1989, les principaux dignitaires religieux (formant « L’assemblée des experts ») élirent un nouvel ayatollah : Ali Khamenei (qui est encore a ce poste de nos jours). Suite à la guerre de l’Iran contre l’Irak, le pays élit un nouveau président, Mohammad Khatami, plus modéré de 1997 à 2005 qui voulu renouer avec les deux cultures. Malgré tout, le retour au radicalisme se fit avec l’élection au pouvoir du président Ahmadinejad.
La politique de ce dernier revêt plusieurs aspects. Tout d’abord défier les Etats Unis, pour ce faire l’Iran doit peser lourd dans la scène internationale : le nucléaire civil et par extension militaire constitue ainsi un bon moyen de pression car cela représenterait alors une menace pour les bases américaines et leurs alliés. Ensuite si Téhéran se dotait de l’arme nucléaire, elle pourrait se dresser contre Israël (qui a la bombe atomique de façon officieuse). En effet l’Iran n’a toujours pas reconnu Israël comme étant un pays. Il est néanmoins a noter que le réel pouvoir en Iran est détenu par l’Ayatollah et non par le président.
Comme l’a dit notre ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner : la guerre est peut être à envisager, dans cette partie du monde où la tension est très élevée. Mais l’Iran réussira-t-elle à obtenir l’arme nucléaire pour peser comme une grande puissance mondiale islamiste ? Seule la diplomatie pourra empêcher le pire.

17:00 Publié dans A la Une, Monde | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16.10.2007
Panique au Charlemagne Palace!
Françaises, Français,
Belges, Belges,
Mesdames et Messieurs les censeurs,
Vous, le libre penseur, oui vous le gros avec le pull bleu (pour les incultes il s’agit d’un sketch de Coluche),
Toi, la société qui s’obstines à nous condamner au lycée jusqu’à la majorité pour voir si Charlemagne y est,
Avé Sarkozy, ceux qui vont écrire te saluent !
Il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine … Surgit des ténèbres une compagnie de mercenaires prêts à tout pour donner enfin au lycéen le moyen de s’exprimer. Apôtres de Charlebeuk à la Barbe Fleurie, nous sommes quelques survivants de l’époque heureuse où l’étudiant insouciant sifflotait des chansons peace and love dans les couloirs baignés de soleil de notre cher lycée Charlemagne.
Mais ce temps d’innocence étant révolu, nous autres lycéens avons dû nous adapter à une vie plus austère, plus dangereuse, et peu à peu, le bon vieux lycée est devenu aux yeux de certains d’entre nous un donjon, une prison infâme et infamante où nous ne sommes que de piteux prisonniers, qui chaque matin, la mine renfrognée, vont casser des pierres dans une salle de classe stérile.
Cependant, quelques survivants dont nous faisons partie ont décidé de se révolter et de ne point accepter cet état de fait si triomphant pour les détracteurs de la jeunesse! Faute de statuette de Gladeulfera (pour les néophytes, voir appel de notes), nous avons décidé de reporter l’objet de notre quête sur l’actualité, sur un regard éclairé sous le soleil de la raison ! Aurons-nous le lyrisme si mégalomane? On va se gêner!
Pourquoi Charlebeuk? Parce que Charlemagne x Naheulbeuk = Charlebeuk ! Et là, pauvre cyber-voyageur égaré que vous êtes, vous pouvez constater que cet article n’a pas été écrit par un élève de section S, mais pas de panique, nous en avons endoctriné quelques uns pour remonter le niveau !
Trêve d’interminables salamalecs, je vous laisse dès à présent contempler notre inestimable chef-d’œuvre, vous émerveiller devant tant de verve et de pirouettes verbales, et puis s’il le faut, dénigrer, critiquer, descendre en flammes, vous énerver, vous emporter, bref, une seule doctrine, un seul mot d’ordre :
REAGISSEZ !
PS explicatif : Merci à Pierre Desproges, qui même du Cimetière du Père Lachaise a su inspirer ces quelques mots dérisoires, merci à POC du site http://www.penofchaos.com/warham/donjon.htm qui saura expliquer bien mieux que je ne saurais le faire la mythologie relative au Donjon de Naheulbeuk, mythologie qui a largement inspiré certains des esprits dérangés qui auront le plaisir de gribouiller par ici, et enfin merci aux professeurs à qui il faudra beaucoup de patience même s’ils ne s’en doutent pas encore ... A tantôt !
[Fanny B.]
20:10 Publié dans A la Une, Blog, Vie lycéenne | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Le Poudlard Express est en marche ...
Vendredi 26 Octobre 2007, date de publication française du septième et ultime tome de la série littéraire Harry Potter écrite par Joanne Kathleen Rowling, marquera la fin de dix années d'attente insoutenable pour les milliers de français qui suivent avec attention les aventures désormais incontournables du héros éponyme.
Le premier volume intitulé Harry Potter and the Philosopher's Stone dans son édition originale, connu en France sous le titre Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, relate l'histoire d'un jeune orphelin anglais qui voit son existence prendre une tournure magique à l'occasion de son onzième anniversaire, où sa véritable nature lui est enfin révélée : il appartient au monde des Sorciers et doit intégrer la célèbre école de Poudlard. Commence alors pour lui la découverte d'un monde fantaisiste et parallèle au nôtre dans lequel il nouera de solides amitiés, et où s'entremêlent créatures mythologiques et fabuleuses, fantômes, hiboux, jus de citrouille, cours de potions et de défense contre les forces du Mal ou encore escapades téméraires dans la Forêt Interdite ; mais aussi mystères et vérité à propos de l'étrange cicatrice en forme d'éclair qu'Harry porte sur le front, confrontations récurrentes avec Voldemort, l'effroyable mage noir qui sème la terreur et dispose de nombreux partisans, et prophétie scandant qu'Harry sera au cours de sa vie soit la victime, soit l'acteur d'un meurtre...
Initialement écrit pour un lectorat enfantin, le succès dévorant de la saga conquiert peu à peu les adultes, tandis que le protagoniste mûrit au fil des livres - qui correspondent chacun à une année passée dans l'école de Sorcellerie - et évolue en même temps que ses premiers lecteurs. Progressivement, l'intrigue se modifie et devient plus complexe, plus inquiétante, voire plus noire : tandis que le héros grandit et doit faire face aux désillusions de l’existence ; une brèche se forme entre le monde de la Magie et celui des Moldus - ceux qui sont dépourvus de pouvoirs magiques.
Loin de l'exploitation commerciale dont fait aujourd'hui l'objet cette série littéraire et ses innombrables produits dérivés, le style de l'auteur demeure d'une grande inventivité doublée d'une imagination débordante et malicieuse, d'autant plus que face à la multiplication et la diversification des ouvrages relevant de l'heroic fantaisy, Joanne Kathleen Rowling a su s'imposer et créer un univers très singulier, détaché de l'influence tolkienniste caractéristique de ce genre.
Sorti le 21 Juillet dans sa version originale, Harry Potter and the Deathly Hallows constitue le livre qui scelle inéluctablement le sort des protagonistes et qui signe le dénouement de l'intrigue. En attendant la sortie française du dernier volume Harry Potter et les Reliques de la Mort, les spéculations des lecteurs sont donc ouvertes : Quel camp gagnera la bataille finale ? Tous les personnages sortiront-ils indemnes de cette lutte ? La prophétie se réalisera-t-elle ?
[Amelie]
19:20 Publié dans A la Une, Culture, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




